Les hautes écoles écrivent au Conseil fédéral

libre circulationLes resp0nsables des hautes écoles ont écrit une lettre ouverte au Conseil fédéral pour lui demander de prendre toutes les mesures possibles en vue des programmes «Erasmus+» et «Horizon 2020».

Ralph Eichler, président de l'EPFZ, Antonio Loprieno, président de la conférence des recteurs d'unis et Patrick Aebischer, président de l'EPFL.

Ralph Eichler, président de l'EPFZ, Antonio Loprieno, président de la conférence des recteurs d'unis et Patrick Aebischer, président de l'EPFL. Image: Keystone

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Les universités, EPF et hautes écoles de Suisse ainsi que les Académies et le Fonds national ont publié mardi une lettre ouverte au Conseil fédéral. Après le «choc» du «oui» à l'initiative de l'UDC, ils lui demandant de prendre «toutes les mesures possibles» pour que la Suisse soit associée aux programmes «Erasmus+» et «Horizon 2020» de l'UE.

Devant la presse à Berne, les responsables de ces différentes institutions se sont dits conscients que le sauvetage de ces programmes n'est qu'une petite partie d'un problème bien plus large pour la Suisse. Antonio Loprieno, président de la Conférence des recteurs des universités suisses (CRUS), a néanmoins estimé qu'il y avait là une «urgence» dont le Conseil fédéral doit prendre conscience. Lire son interview ici.

Si les aspects pratiques sont importants, la portée symbolique l'est tout autant, a-t-il souligné. Il s'agit de préserver l'ouverture, l'innovation et l'excellence qui caractérisent la recherche en Suisse.

Crainte d'un exode

Le président de l'Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL) Patrick Aebischer a quant à lui évoqué un «énorme souci à l'intérieur de nos institutions». Il a dit craindre un exode de chercheurs confrontés aux incertitudes des mois à venir.

Ralph Eichler, président de l'EPFZ, a exprimé son inquiétude pour la compétitivité de la Suisse. Sa capacité d'innovation basée sur la concurrence et la coopération entre les hautes écoles et les entreprises risque d'être mise à mal, et la prospérité économique par voie de conséquence.

Pour le président du Fonds national suisse Martin Vetterli, cette «catastrophe» pourrait provoquer une baisse de qualité de la recherche.

La décision de l'Union européenne (UE) de geler la participation suisse à Erasmus+ et Horizon 2020 inquiète vivement les milieux concernés depuis le début de la semaine. Les premiers délais de candidature sont en effet fixés en mars pour Horizon 2020.

(ats/nxp)

Créé: 18.02.2014, 16h14

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