Leuthard remet les prix Balzan à sept chercheurs

SuisseLa présidente de la Confédération a remis ce vendredi les prix de la Fondation italo-suisse Balzan à des chercheurs.

Doris Leuthard: «(...) Nous avons besoin de chercheuses et de chercheurs.»

Doris Leuthard: «(...) Nous avons besoin de chercheuses et de chercheurs.» Image: archive/photo d'illustration/Keystone

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur ?

Cette année, la Fondation Balzan a décerné exceptionnellement cinq prix au lieu de quatre, à sept chercheurs en tout. Chaque prix est doté de 750'000 francs.

La moitié de cette somme doit être consacrée au financement de projets de recherche menés de préférence par de jeunes chercheurs, a indiqué la Fondation italo-suisse. Les noms des lauréats avaient déjà été annoncés le 11 septembre.

«La société et l'économie dépendent de nouveaux schémas de pensée et de comportement: par exemple pour réduire l'usage de matières premières ou le volume de déchets, et pour développer de nouvelles technologies qui fonctionnent en circuit fermé. C'est pour cela que nous avons besoin de chercheuses et de chercheurs», a dit Doris Leuthard, selon la version écrite de son discours.

Exceptionnellement, la Fondation a décerné cinq prix cette année. Le prix supplémentaire est le prix Balzan 2016 pour les «Relations internationales: histoire et théorie», qui n'avait pas été attribué. Il a été octroyé à l'Américain Robert O. Keohane de la Woodrow Wilson School à l'Université de Princeton.

Rôle transformateur

Pour ce qui est des autres lauréats, les Allemands Aleida et Jan Assmann des universités de Constance et Heidelberg (D) ont été récompensés pour leurs études sur la mémoire collective. L'Indienne Bina Agarwal de l'Université de Manchester (GB) a, elle, été distinguée dans la catégorie «Etudes de genre» pour avoir notamment «accru la visibilité et l'autonomisation des femmes des zones rurales dans les pays de l'hémisphère sud».

Les Américains James P. Allison et Robert D. Schreiber, de l'Université de Californie à Berkeley et de la Washington School of Medicine à Saint Louis, ont été couronnés dans la catégorie «Approches immunologiques dans la thérapie du cancer». Leur «rôle transformateur dans le domaine de l'immunologie des tumeurs» a été souligné.

Finalement, le prix dans la catégorie «Les planètes du système solaire et les exoplanètes» est revenu au Belge Michaël Gillon, de l'Université de Liège. Sa recherche de planètes autour d'étoiles voisines est une «étape importante sur le chemin de la découverte de signes de vie en dehors de notre système solaire».

La Fondation Balzan, créée en 1956, décerne tous les ans quatre prix, parmi les mieux dotés derrière les Nobel, à des scientifiques et des chercheurs de renommée internationale. Elle porte le nom du journaliste antifasciste et administrateur du Corriere della Sera, Eugenio Balzan (1874-1953), qui s'était exilé en Suisse pendant la Seconde Guerre mondiale. (ats/nxp)

Créé: 17.11.2017, 17h54

Articles en relation

Les Prix Balzan vont à deux Américains, un Italien et un Canadien

Sciences Chaque lauréat devra consacrer au moins la moitié de son prix de 750'000 francs à des projets de recherche menés par de jeunes chercheurs. Plus...

Publier un nouveau commentaire

Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous vous prions d’utiliser votre nom complet, la discussion est plus authentique ainsi. Vous pouvez vous connecter via Facebook ou créer un compte utilisateur, selon votre choix. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de garder un ton respectueux et de penser que de nombreuses personnes vous lisent.
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.