Pas de libération anticipée pour un meurtrier

SuisseLe Tribunal fédéral a confirmé qu'un homme d'origine iranienne purge l'entier de sa peine, soit 19 ans de prison pour avoir étranglé sa femme.

Le Tribunal fédéral considère que le Tribunal cantonal bernois a jugé à bon droit que le condamné présentait un risque élevé de récidive.

Le Tribunal fédéral considère que le Tribunal cantonal bernois a jugé à bon droit que le condamné présentait un risque élevé de récidive. Image: Keystone

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Un homme condamné en 2006 pour meurtre par la justice bernoise doit accomplir l'entier de sa peine de 19 ans. Le Tribunal fédéral a confirmé le refus opposé à sa demande de libération anticipée.

Dans un arrêt publié jeudi, la haute cour considère que le Tribunal cantonal bernois a jugé à bon droit que le condamné présentait un risque élevé de récidive. L'homme d'origine iranienne a refusé jusqu'à présent de suivre une thérapie. En outre, il n'a manifesté ni remords ni prise de conscience.

En décembre 2006, le condamné âgé aujourd'hui de 66 ans avait étranglé sa femme avec un lacet de soulier. Cet ancien juge militaire et judoka avait déjà exercé des violences contre sa famille en Iran. Après sa fuite en Suisse, son autoritarisme à l'égard de son épouse et de ses quatre enfants n'avait fait que croître.

Fraîchement condamné

Trois semaines avant le meurtre, l'homme avait été condamné à 16 mois de prison avec sursis pour tentative de viol sur sa femme et violation de domicile. La peine globale doit prendre fin en juin 2021.

Dans un rapport datant de l'automne 2014, l'expert concluait que le condamné souffrait d'un trouble narcissique et paranoïaque. En outre, il diagnostiquait des traits de personnalité dyssociale marqués.

Le Tribunal fédéral confirme que l'homme présente un danger certain non seulement pour une éventuelle compagne, mais aussi pour ses enfants. Les autorités bernoises estiment qu'il pourrait tenter de convaincre ces derniers de sa version des faits, à savoir qu'il s'agissait d'un accident. Elles ajoutent qu'un rejet des enfants pourrait entraîner une réaction violente. (arrêt 6B_32/2019 du 28 février 2019) (ats/nxp)

Créé: 14.03.2019, 12h51

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