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Liste grise de l'UE: le Liechtenstein se défend

Il n'a pas agi pour que la Suisse se retrouve sur une «liste grise» fiscale de l'UE, a affirmé sa ministre des affaires étrangères Aurelia Frick lors de sa visite à Berne.

La Suisse et le Liechtenstein ont tenu à afficher leur bonne entente jeudi. Contrairement à ce qui s'est dit, la Principauté n'a pas agi pour que la Suisse se retrouve sur une «liste grise» fiscale de l'UE, a affirmé sa ministre des affaires étrangères Aurelia Frick.

«Je démens» les informations parues dans la presse, selon lesquelles le Liechtenstein aurait exigé de l'UE que la Suisse soit placée sur la fameuse «liste grise», au même titre que la Principauté. «Nous n'avons pas le pouvoir d'exiger de Bruxelles de changer une telle liste officielle», a lancé Aurelia Frick en réponse à une question des médias.

Et le Liechtenstein a tout intérêt à ce que la Suisse se porte bien, financièrement et économiquement, a-t-elle précisé. La ministre du Liechtenstein s'exprimait à l'issue d'une rencontre de travail avec le chef du Département des affaires étrangères (DFAE) Ignazio Cassis. Ce dernier a dit tenir la même position sur cette affaire et n'a pas souhaité faire plus de commentaires à ce sujet.

«Pas correct»

Les deux ministres des affaires étrangères ont souligné à plusieurs reprises que la décision de Bruxelles concernant la «liste grise» n'était «pas correcte». «Aucun de nos pays ne devrait y figurer, nous avons fait nos devoirs», a poursuivi Mme Frick. La Suisse et le Liechtenstein ont déjà fait part de leur volonté d'abroger les régimes fiscaux non conformes à la norme internationale, a rappelé le DFAE dans un communiqué publié jeudi.

Après l'annonce par l'UE sur la reconnaissance d'une équivalence de la Bourse suisse valable uniquement un an, M. Cassis n'a pas voulu faire de commentaires supplémentaires. Il a renvoyé à la déclaration de la présidente de la Confédération Doris Leuthard. Mais les deux pays ont évoqué leurs relations avec l'UE, ainsi que le Brexit.

«Un couple»

Les deux ministres ont affiché leur entente sur les dossiers bilatéraux. La Suisse et le Liechtenstein ont des relations vieilles de plus de 100 ans, avec plus de 100 accords en vigueur, presque «un couple», a lancé Ignazio Cassis.

Quelque 10'000 personnes se rendent quotidiennement de Suisse dans la Principauté pour y travailler. Inversement, près de 1800 frontaliers du Liechtenstein occupent un emploi en Suisse.

Les relations douanières sont désormais au beau fixe, après quelques difficultés passagères. On pourrait presque proposer notre modèle comme exemple pour les deux Irlande, a encore dit sous forme de boutade Ignazio Cassis.

(ats)

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