Livre sur les attaques palestiniennes contre la Suisse

TerrorismeDès 1969, plusieurs attentats avaient visé l'aviation à l'aéroport de Zurich. Un ouvrage en allemand en retrace l'histoire.

Funérailles des victimes, le 8 mars 1970, de l'attentat contre un avion de Swissair. L'apparail avait explosé juste après son décollage de Zurich.

Funérailles des victimes, le 8 mars 1970, de l'attentat contre un avion de Swissair. L'apparail avait explosé juste après son décollage de Zurich. Image: Keystone

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur ?

En 1969 et 1970, la Suisse a été visée par des terroristes palestiniens. Dans son nouveau livre «Schweizer Terrorjahre», le journaliste alémanique Marcel Gyr révèle que le conseiller fédéral Pierre Graber a fait cavalier seul pour mettre fin aux attaques.

Tout commence le 18 février 1969. Quatre terroristes du Front populaire de libération de la Palestine, un sous-groupe de l'Organisation de libération de la Palestine OLP, tirent sur un avion d'El Al à l'aéroport de Zurich-Kloten. Le pilote est tué. Un des terroristes est abattu, les trois autres arrêtés puis condamnés.

Un an plus tard, le 21 février 1970, un avion de Swissair reliant Zurich à Tel Aviv s'écrase peu après le décollage à Würenlingen (AG), faisant 47 morts. Une bombe a explosé à son bord. Les auteurs de l'attaque n'ont jamais été démasqués.

Jean Ziegler entremetteur

Le 6 septembre de la même année, un vol de Swissair entre Zurich et New York est détourné, avec d'autres appareils, sur l'aéroport de la ville jordanienne de Zarka. Les terroristes exigent la libération de prisonniers palestiniens, dont les terroristes de Kloten, ce qu'ils obtiennent. Les otages sont libérés le 30 septembre.

L'enquête du journaliste de la Neue Zürcher Zeitung révèle qu'au plus fort de la crise des otages, le conseiller fédéral socialiste Pierre Graber a, sans l'accord de ses collègues, pris contact en secret avec l'OLP. Alors conseiller national, Jean Ziegler arrange une rencontre à Genève.

Moratoire secret

L'entrevue aboutit sur un moratoire resté secret jusqu'à aujourd'hui, entre la Suisse et l'OLP. Ni l'opinion publique suisse, ni les autres pays concernés par la prise d'otages n'auraient toléré des négociations avec l'OLP, explique Marcel Gyr.

De nombreuses questions restent toutefois encore ouvertes. Notamment pour savoir dans quelle mesure cet accord a influencé l'enquête sur le crash de Würenlingen. Il faudra attendre le délai de 50 ans pour que les archives fédérales livrent des pièces supplémentaires au puzzle. (ats/nxp)

Créé: 20.01.2016, 12h13

Publier un nouveau commentaire

Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous vous prions d’utiliser votre nom complet, la discussion est plus authentique ainsi. Vous pouvez vous connecter via Facebook ou créer un compte utilisateur, selon votre choix. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de garder un ton respectueux et de penser que de nombreuses personnes vous lisent.
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.