A neuf semaines du vote, large avance pour le «oui»

Votation populairePlus de deux tiers des sondés sont en faveur de l'initiative pour les logements abordables et de la loi anti-homophobe.

69% des sondés disent oui pour l'extension de la norme anti-raciste aux actes homophobes.

69% des sondés disent oui pour l'extension de la norme anti-raciste aux actes homophobes. Image: Keystone

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L'initiative pour des logements abordables et la loi anti-homophobie sont créditées d'une large avance, selon le premier sondage SSR publié vendredi. Le peuple se prononce le 9 février.

Interrogés à la mi-décembre, deux tiers des personnes sondées sont pour l'initiative populaire de l'ASLOCA. Le texte veut inciter la Confédération et les cantons à encourager davantage la construction d'habitations à loyer modéré. Pour l'extension de la norme anti-raciste aux actes homophobes, ils sont 69% à dire oui.

Le texte pour «Davantage de logements abordables» est surtout soutenu par le camp rose-vert (90%), tandis que le PLR et l'UDC sont en majorité contre, respectivement à 58% et 60%. Les sympathisants du PDC sont plus de la moitié à dire oui, alors que ceux des Vert'libéraux penchent nettement pour (76%).

Femmes, citadins et retraités

Trois quarts des femmes interrogées approuvent le projet, contre 57% des hommes. Le soutien est plus marqué chez les citadins (51%) qu'au sein de la population rurale (37%). Les retraités sont aussi plus enclins à voter «certainement» (55%) en faveur du texte que les moins de 40 ans (34%).

L'argument selon lequel les assainissements énergétiques ne doivent pas engendrer de hausse des loyers reçoit le plus d'assentiment (81%). De même les arguments selon lesquels l'habitat ne doit pas être exposé à la spéculation et qu'il faut plus de logements de coopératives, bénéficient d'un fort soutien de la part de l'électorat (75%).

Parmi les arguments contre l'initiative, un seul remporte une majorité: à savoir que le texte est trop rigide et qu'il vaudrait mieux revaloriser le fonds finançant les logements d'utilité publique. Cet aspect pourrait prendre de l'envergure au fil de la campagne et renverser le résultat final, selon les auteurs du sondage.

Vers un oui à la loi anti-homophobie

Quant à la loi visant à punir l'homophobie, le camp du oui jouit à neuf semaines du vote d'une confortable avance de 41 points. Selon le sondage, 69% sont pour et 28% sont contre. A la mi-décembre, la formation de l'opinion se trouvait déjà dans un état avancé. Seuls 3% des sondés sont indécis.

Une nette majorité des personnes interrogées (65%) part du principe que le projet sera adopté. C'est l'Union démocratique fédérale (UDF), avec le soutien pour la récolte de signatures des Jeunes UDC et du groupe de travail Jeunesse et famille, qui a lancé le référendum.

Seuls les électeurs proches de l'UDC indiquent être majoritairement opposés à cette extension de la norme anti-raciste. Les partisans de tous les autres partis ainsi que les sans-parti penchent pour le oui. Chez les Verts, le PS et les Vert'libéraux, l'adhésion avoisine les 95%.

Non à la discrimination

Au niveau des différences régionales, c'est en Suisse alémanique que l'opposition semble la plus forte (33%). En Suisse romande et en Suisse italienne, elle n'atteint que 17 respectivement 23%.

Les arguments en faveur de la loi sont partagés par de vastes pans de l'électorat. Une majorité écrasante estime que la discrimination n'a rien à faire dans une société libre et soucieuse de la dignité humaine (83%). La nécessité de protéger les homosexuels est aussi mise en avant (70%).

Un seul argument contre fait mouche. Si les homosexuels bénéficient d'une protection spéciale, d'autres groupes ne tarderont pas à vouloir faire valoir leurs droits. Cet argument rassemble 52% d'avis. Les arguments selon lesquels le code pénal offre une protection suffisante ou qu'il s'agit d'une «loi de censure» séduisent moins. Au vu de la situation actuelle, il est improbable que la campagne de votation à venir modifie le résultat.

La campagne pour les deux objets soumis au peuple n'a pas encore véritablement commencé. En l'état, la participation qui ressort de l'enquête ne s'élève qu'à 40%. Le sondage, réalisé par l'institut gfs.bern, a été mené entre le 3 et le 16 décembre auprès de 5477 citoyens. La marge d'erreur est de +/- 2,9%. (ats/nxp)

Créé: 20.12.2019, 06h01

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