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SuisseLa majorité des fumeurs de joints se régulent

Selon une étude réalisée par l'Université de Berne, la plupart des adeptes du cannabis n'ont pas de problèmes à contrôler leur consommation.

Actuellement entre 200'000 et 300'000 personnes en Suisse consommeraient du cannabis.
Actuellement entre 200'000 et 300'000 personnes en Suisse consommeraient du cannabis.
GRAS GRÜN/Unsplash

La grande majorité des fumeurs de joints utilisent des stratégies pour rester maître de leur consommation et en éviter les effets négatifs. Ce constat est tiré d'une étude réalisée par l'Université de Berne auprès de 1300 personnes.

Cette étude commentée lundi par la Ville de Berne révèle qu'une très forte majorité des personnes sondées estiment que leur consommation de cannabis est sans conséquence tant sur leur santé que sur leur vie en société. Nombre d'entre elles évitent par exemple la fumette avant de se rendre au travail, à l'école ou d'utiliser la voiture.

Les chercheurs de l'Université de Berne arrivent à la conclusion que les personnes qui appliquent ces stratégies d'auto-régulation et de contrôle consomment moins de cannabis. A cela s'ajoute qu'elles se sentent en meilleure santé et estiment montrer moins de signes de dépendance à l'égard de cette substance.

Pour un changement de paradigme

Les participants à ce questionnaire en ligne, des consommateurs de cannabis comme des abstinents, sont en majorité opposés tant à une interdiction qu'à une légalisation de ce produit. Ils soutiennent en revanche une distribution contrôlée de cannabis en fonction de certains critères comme l'âge par du personnel formé.

Pour la conseillère municipale bernoise Verte Franziska Teuscher, l'étude confirme ce que les partisans d'un changement de politique en matière de cannabis réclament depuis longtemps, soit la levée de la prohibition. Actuellement entre 200'000 et 300'000 personnes en Suisse consommeraient du cannabis.

La consommation de cannabis est largement répandue en Suisse, mais la façon dont les amateurs régulent leur consommation est un aspect souvent méconnu. Pour l'Université de Berne, il était donc important d'améliorer les connaissances à ce sujet car personne ne conteste qu'une prise fréquente présente un risque potentiel.

ats

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