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Après le mariage gitan, un terrain restitué jonché de déchets

Les gens du voyage qui occupaient depuis une semaine un terrain à Collombey-Muraz l'ont quitté vers 10 heures dimanche, soit deux heures avant l'échéance convenue. Mais ils ne l'ont pas restitué propre.

Il y a des excréments un peu partout ainsi que passablement de détritus sur le terrain, a indiqué le porte-parole de la police valaisanne Jean-Marie Bornet, évoquant un spectacle «pitoyable». Les bennes mises à disposition ne contiennent qu'une partie des déchets, a-t-il précisé.

A l'heure du bilan, seul subsistait sur place le chapiteau installé pour le mariage célébré samedi et qui devait encore être démonté par l'entreprise qui l'a loué aux gens du voyage. Ces derniers sont repartis pour certains en France, d'autres en direction de Fribourg, tandis que quelques-uns se sont installés sur la place officielle sise à Martigny (VS).

La police valaisanne a informé les forces de l'ordre des cantons voisins de ces déplacements, selon un système d'alerte mis en place ces dernières années, a précisé Jean-Marie Bornet. Elle a également procédé à un constat de l'état des lieux.

Plainte pour menaces

Pour le reste, la police n'a enregistré aucun débordement, malgré les rodomontades entendues de part et d'autre. Une plainte pour menaces avait été déposée lundi par l'agriculteur locataire du terrain. La police a enregistré les versions des protagonistes et l'affaire suit son cours, a précisé Jean-Marie Bornet.

Mardi, sous l'égide de la police, un accord était intervenu entre le propriétaire des lieux et les gitans. Il incluait un dédommagement de 5500 francs ainsi que la promesse de quitter les lieux d'ici dimanche à 12h00 et de les rendre propres.

Le tarif convenu est celui que les gens du voyage auraient payé sur la place officielle à Martigny (VS). Celle-ci ne peut accueillir qu'une trentaine de caravanes.

Autorités impuissantes

Les esprits se sont échauffés tout au long de la semaine, et la police avait renforcé son dispositif autour du campement de gens du voyage venus de France et d'Allemagne célébrer un mariage. La circulation a ainsi été limitée sur certaines routes communales.

Une soixantaine de caravanes avaient pris place dans le champ. L'affaire, qui a agité le Chablais valaisan, les réseaux sociaux et jusqu'à la presse alémanique, a mis en évidence l'impuissance des autorités et de la justice.

La justice a en effet les mains liées. Le camping illégal n'est pas de la violation de domicile tant que la parcelle en question n'est pas clôturée ou à proximité immédiate d'une maison, comme l'avait expliqué le procureur valaisan Nicolas Dubuis.

Pour ce qui est des déprédations et salissures, c'est le règlement communal qui s'applique, et l'infraction est punie d'une simple amende, poursuit Nicolas Dubuis. Même si le propriétaire des lieux porte plainte, la police ne peut guère poursuivre des centaines de gens du voyage n'ayant probablement pas d'adresse fixe.

ats

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