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Se mettre tout seul à l’isolement, qu’est-ce que cela signifie?

Les malades qui ne présentent pas de risques ni de difficultés sont invités à rester chez eux sans s'annoncer. Explication.

Image d'illustration.
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KEYSTONE

La Confédération a revu en fin de semaine dernière sa stratégie de prise en charge des malades. Dans un premier temps, son objectif était d’endiguer le virus en identifiant tous les cas et en remontant les chaînes d’infection. Désormais, le Covid-19 est installé chez nous et les services de santé veulent se concentrer sur les cas sévères. Les autorités, donc, ne font plus de tests systématiques. Le virus circule dans le pays: les personnes qui ont des symptômes grippaux et qui ne font pas partie des groupes à risque n’ont pas besoin de s’annoncer. Par contre, elles sont priées de rester chez elles pour éviter de contaminer les autres. Il s’agit de respecter ce qu’on appelle un «isolement», le terme «quarantaine» étant réservé à ceux qui ne présentent pas de symptômes mais ont été en contact avec des gens infectés.

Qui doit rester à la maison?

Sur son site internet, l’Office fédéral de la santé publique (OFSP) fournit des conseils à ceux qui entament un tel isolement volontaire. Celui-ci est recommandé à tous ceux qui présentent des symptômes de maladie tels que la toux et/ou la fièvre. «On considère qu’il y a une fièvre à partir de 38 degrés, précise Éric Masserey, adjoint au médecin cantonal vaudois. Il est toutefois difficile de donner des critères précis et chacun doit estimer la situation en fonction de son état général.»

Les individus particulièrement vulnérables, eux, doivent prendre contact avec leur médecin par téléphone. Il s’agit des aînés de plus de 65 ans ainsi que des gens souffrant déjà d’une autre maladie (hypertension, diabète, maladie cardiovasculaire, maladie respiratoire chronique, etc.).

S’isoler, concrètement, cela implique quoi?

Durant cette période particulière, vous devez vous installer seul dans une chambre, portes fermées. Il est conseillé d’aérer régulièrement cette pièce. Et de ne la quitter que lorsque c’est nécessaire. Selon les instructions de l’OFSP, il faut y prendre ses repas et éviter tout contact ou visite. Si vous croisez quelqu’un, il s’agit de garder une distance d’au moins deux mètres. Comme tout le monde, lavez-vous régulièrement les mains, couvrez-vous la bouche si vous toussez ou éternuez. Vos déchets doivent être jetés dans une poubelle dédiée à cet effet dans votre chambre. Il est conseillé de laver les surfaces que vous touchez avec un désinfectant ménager ordinaire. Et si vous n’avez pas votre propre salle de bains, de nettoyer les sanitaires communs après chaque usage. Autre recommandation, celle de ne pas partager sa vaisselle avec les autres et de bien laver ses assiettes et ses verres après usage.

Et le masque?

Les personnes qui restent ainsi chez elles n’auront probablement pas de masque à disposition. Dans le canton de Vaud, celles qui ont été testées positivement en reçoivent parfois un quand elles retournent à la maison. Pourquoi cette différence? «Dans le deuxième cas, nous prenons une sécurité supplémentaire, répond Éric Masserey. Mais peut-être qu’à un moment, nous ne pourrons plus du tout le faire.» Le médecin appelle surtout au bon sens de chacun en rappelant quels sont les objectifs d’un tel isolement: «Nous ne pouvons pas empêcher la circulation du virus. Mais en réduisant les contacts, nous voulons la ralentir et protéger les plus vulnérables.» Dans cette logique, vous devez vous montrer particulièrement prudent s’il y a parmi vos proches des personnes à risque.

À partir de quand faut-il s’inquiéter?

Durant votre isolement volontaire, vous pouvez soigner vos symptômes grippaux avec un médicament contre la fièvre. Si vos symptômes respiratoires s’aggravent, prenez contact avec votre médecin. Qu’entend-on par là? «Cette évaluation est subjective, admet Éric Masserey. Il faut s’alerter si vous avez l’impression que vous avez de la peine à respirer.»

Que se passe-t-il pour les proches?

Il faut informer les personnes qui vivent avec vous ou avec qui vous avez eu des relations intimes dans les 24 heures avant l’apparition de vos symptômes pour qu’elles surveillent leur propre santé et se mettent à leur tour à l’isolement si des symptômes grippaux apparaissent. Par contre, vous n’êtes pas tenu d’avertir plus largement votre entourage, notamment professionnel. «Le secret médical s’applique», précise Éric Masserey.

Quand peut-on à nouveau sortir?

Vingt-quatre heures après la disparition des symptômes. Ce délai est de 48 heures (et au moins dix jours) pour les personnes dont la maladie a été confirmée par un test. Éric Masserey admet qu’il n’y a pas de justification épidémiologique à cette différence. Mais il précise que, si vous n’avez pas été testé, vous avez en fait pu avoir été infecté par un virus banal et courant en cette saison, plutôt que par le coronavirus.

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