Les militants d’Attac veulent être dédommagés

Affaire du «Nestlégate»Les militants d’Attac qui ont été espionnés en 2003 et 2004 par des taupes de Nestlé veulent obtenir des compensations financières. Le procès au civil s’ouvre le 24 janvier à Lausanne.

Manifestation devant le site de Nestlé

Manifestation devant le site de Nestlé Image: Keystone

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Trois mille francs de dédommagement pour tort moral : c’est ce que veulent les militants d’Attac qui ont été espionnés par plusieurs taupes mandatées par Nestlé durant plusieurs années.

L’organisation demande également que Nestlé et Securitas (d’où provenaient les taupes) publient dans la presse une annonce mettant en avant le caractère illicite de cette surveillance, révèle Le Matin.

«Cette affaire a provoqué chez moi des troubles du sommeil et des accès de paranoïa», explique notamment Béatrice Schmid, militante d’Attac, au quotidien orange.

Trois taupes

Le scandale a éclaté en juin 2008, lorsqu’une émission de la TSR a révélé l’affaire. On apprend alors qu’une employée de Securitas, qui se présente comme Sara Meylan, a infiltré Attac pour le compte de Nestlé en 2003 et 2004, alors que l’organisation rédigeait un livre sur l’entreprise de Vevey.

Quelques mois plus tard, l’organisation découvre que cette Sara Meylan a été suivie dans ses activités par deux autres femmes.

En 2009, la justice vaudoise a fermé le volet pénal. Le juge d’instruction cantonal Jacques Antenen d’alors a estimé que la seule infraction qui aurait pu être prise en compte – la violation de la protection des données – était prescrite.

Créé: 20.01.2012, 09h23

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