Des milliers de boutiques en ligne fermées

CybercriminalitéLa cybercriminalité économique est en forte augmentation cette année en Suisse.

Rien qu'au mois d'août, quelque 4500 sites frauduleux visant à extorquer des fonds ou à voler des données de cartes de crédit ont été biffés.

Rien qu'au mois d'août, quelque 4500 sites frauduleux visant à extorquer des fonds ou à voler des données de cartes de crédit ont été biffés. Image: DR/Photo d'illustration

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Pour lutter contre la cybercriminalité, Switch a supprimé plus de 5000 adresses de boutiques en ligne du domaine .ch, sur les huit premiers mois de l'année contre 700 l'année dernière.

Rien qu'au mois d'août, quelque 4500 sites frauduleux visant à extorquer des fonds ou à voler des données de cartes de crédit ont été biffés, lit-on lundi dans un communiqué de la fondation. Cette dernière rappelle qu'une grande prudence est de mise lorsque l'on rencontre des offres exceptionnelles de produits de marque sur internet.

Afin d'améliorer l'efficacité des mesures de protection, Switch a intensifié sa collaboration avec l'Office fédéral de la police (fedpol) et d'autres autorités suisses. Ses experts en sécurité donnent des conseils pour effectuer des achats en sécurité.

Conseils de sécurité

«Lorsque vous atteignez la phase de paiement des achats, vous reconnaissez les boutiques en ligne sérieuses par leurs signes de sécurité: un cadenas vert et la présence du préfixe d'adresse «https://» au lieu de «//»», explique Switch.

Des produits affichant des rabais anormalement élevés doivent susciter la méfiance. Pour essayer de se faire une idée du prestataire, il faut considérer son nom, son logo et son adresse internet: semblent-ils crédibles? Les fraudeurs utilisent souvent des adresses ayant appartenu à des sites légitimes, mais qui ont été supprimées, met en garde la fondation.

Par ailleurs, la Suisse impose de publier des mentions légales (impressum). «Toute personne offrant des biens, des œuvres ou des services sur un site Web est tenue de divulguer son identité au moyen de son nom et de son adresse de contact». Il s'agit en général d'un lien vers l'impressum en bas d'une page. Il convient de se méfier en cas d'absence de ce lien, ou si les informations fournies ne semblent pas crédibles.

La fondation Switch propose aux internautes de signaler systématiquement à fedpol les sites Web frauduleux et ceux qui semblent douteux. Un formulaire est disponible à cette fin sur le site de fedpol.

https://www.fedpol.admin.ch/fedpol/fr/home/kriminalitaet/cybercrime/meldeformular.html (ats/nxp)

Créé: 28.08.2017, 12h08

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