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ValaisLa mouche suzukii, hôte indésirable des vignobles

Bénéficiant d'une météo favorable, la drosophile suzukii s'est invitée dans les vignobles valaisans. Elle perce le grain pour y déposer ses œufs et offre une porte d'entrée à la pourriture.

La mouche suzukii est attirée par les raisins rouges et mûrs.
La mouche suzukii est attirée par les raisins rouges et mûrs.
Keystone

Le vignoble valaisan est la proie de foyers, parfois sévères, de piqûre acétique. Parmi les responsables de cette pourriture acide figure en bonne place la drosophile suzukii. Cette mouche, recensée partout en Suisse, a bénéficié cette année de conditions météo idéales.

«C'est la première fois que la drosophile suzukii est présente si massivement en Suisse», a indiqué Stéphane Emery, collaborateur agro-scientifique à l'Office valaisan de la viticulture. Difficile toutefois d'évaluer précisément son impact dans le développement de la piqûre acétique et le pourcentage du vignoble valaisan touché.

La mouche suzukii, d'origine asiatique, semble particulièrement attirée par les raisins rouges et mûrs. Elle perce le grain pour y déposer ses œufs et offre du même coup une porte d'entrée à la pourriture.

De la poudre de roche

En Valais à l'heure actuelle, les variétés précoces comme le pinot et le gamay sont touchées. Mais ensuite, la mouche «risque de migrer vers les spécialités tardives, comme l'humagne rouge et le merlot», craint Stéphane Emery.

Les vignerons sont invités à agir de deux manières: vendanger les variétés qui ont une maturité suffisante en opérant un tri minutieux, ce que plusieurs caves ont déjà entrepris, et traiter avec de la poudre de roche les cépages qui doivent être vendangés dans plus de deux semaines.

La poudre devrait notamment dissuader les femelles. Ces dernières en effet ne pondent pas lorsqu'elles ont de la poussière sur les pattes, précise Stéphane Emery.

Conditions idéales

La drosophile suzukii vient de l'Asie du Sud, notamment du Japon, de la Chine et de la Corée. Elle est arrivée aux Etats-Unis en 2008 et est apparue en Europe en 2009. Elle a été trouvée pour la première fois en Suisse en 2011.

La mouche s'attaque notamment aux fraises, framboises, mûres, myrtilles ainsi qu'aux cerises et aux pêches, peut-on lire sur le site internet d'Agroscope. La femelle pose ses œufs sur des fruits sains et les larves se nourrissent ensuite de la chair des fruits.

Sa forte présence actuelle s'explique par des conditions météo idéales. Elle n'aime ni le froid, ni la canicule, indique Stéphane Emery. Ainsi, le dernier hiver, particulièrement doux, n'a pas réussi à décimer la population déjà existante et l'été humide lui a particulièrement convenu.

ats

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