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SuisseLe National se penche sur les lobbyistes

Les partisans d'une transparence accrue estiment que les citoyens ont le droit de savoir quels intérêts sont défendus par les lobbyistes dans les travées du Parlement. Mais les députés n'en veulent pas.

L'idée d'imposer une transparence accrue sur les lobbyistes rencontre de fortes résistances au Conseil national.

Le National dira ce mardi matin s'il veut serrer la vis face aux lobbyistes. Le Conseil des Etats s'était finalement rallié à un projet que certains jugeaient trop timide. Mais les députés pourraient lui tordre le cou.

En commission préparatoire, l'idée de légiférer n'a reçu que le soutien d'élus de gauche et libéraux-radicaux. La majorité propose de ne pas entrer en matière: le projet n'apporterait de plus-value ni aux citoyens ni aux parlementaires et n'entraînerait qu'une surcharge administrative. Pis, cela pourrait institutionnaliser le lobbyisme.

Avec la mouture sur la table, les parlementaires continueraient de faire établir une carte d?accès au Palais du Parlement pour deux personnes. Celles-ci pourraient être des membres de la famille, des collaborateurs personnels ou des représentants d?intérêts. Le député devrait indiquer à laquelle de ces trois catégories appartient la personne.

Un lobbyiste devrait indiquer le nom de son employeur. Les personnes travaillant pour des cabinets de lobbying devraient fournir des informations supplémentaires sur leurs mandants et leurs mandats. Toutes ces informations seraient consignées dans un registre public.

D'autres pistes sur la table

Les partisans d'une transparence accrue estiment que les citoyens ont le droit de savoir quels intérêts sont défendus par les lobbyistes dans les travées du Parlement. S'ils l'emportent, la commission des institutions politiques planchera à nouveau sur le dossier.

Elle pourrait, outre la solution retenue par les sénateurs, examiner d'autres pistes, comme la création d'un organe de contrôle ou la demande directe par les lobbyistes d'une carte d'accès moyennant émolument.

Si le National refuse d'entrer en matière, le dossier retournera à la Chambre des cantons. Les sénateurs diront s'ils tiennent à légiferer et comment. S'ils jettent l'éponge ou si les députés maintiennent ensuite leur opposition, le projet sera enterré.

ats

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