Neuchâtel: le prof plagiaire «doit être suspendu»

ExigenceL’université de Neuchâtel demande que Sam Blili, le professeur plagiaire par négligence, soit suspendu.

Sam Blili, professeur de la Faculté des Sciences accusé de plagiat par négligence.

Sam Blili, professeur de la Faculté des Sciences accusé de plagiat par négligence. Image: unine

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Nouveau chapitre dans l’affaire du professeur reconnu coupable de plagiat par négligence à Neuchâtel: l’université souhaite que Sam Blili, actuellement en congé maladie, soit suspendu, rapporte Le Matin.

En cause: la découverte d’un «fait nouveau qui n’avait pas été révélé dans le cadre de l’enquête préliminaire», selon un communiqué de l’institution. Le professeur de la Faculté des Sciences a en effet «fondé en juin 2012 une société immobilière», dotée d’un capital de 20’000 francs, sans avoir au préalable demandé l’autorisation à la rectrice de l’université.

Ces éléments inédits dénichés par le quotidien orange ont donc «contraint le rectorat à saisir le Conseil d’Etat» de la requête de suspension, précise l'Alma Mater.

Les autorités cantonales neuchâteloises ont accusé réception samedi soir de la demande du rectorat. Dans un bref communiqué, le Conseil d'Etat a indiqué vouloir «donner suite rapidement à la demande» de l'université. Mais «la gravité des faits nouveaux (...) ne justifie toutefois pas une suspension immédiate sans respecter les procédures normales et notamment le droit d'être entendu», précise le texte.

Le Conseil d'Etat indique encore qu'«un bref délai sera accordé au professeur pour s'expliquer» et que les autorités neuchâteloises rendront leur «décision dans le courant de la semaine prochaine».

Plagiat et mobbing

Début septembre, le Conseil d'Etat avait indiqué, dans le premier volet de l'affaire, que les accusations de plagiat et de mobbing au sein de la Faculté des sciences économiques de Neuchâtel étaient en partie fondées. Selon les conclusions des enquêtes administratives, il s'agirait toutefois plutôt de «négligences» et de «conflits».

Mais le gouvernement juge que ces agissements ne doivent pas rester sans suite et se déterminera lorsque les parties auront pu s'exprimer. Plagiat, mobbing ou pas, l'atmosphère de travail est minée par des conflits de personnes, selon le Conseil d'Etat, qui a demandé au rectorat de prendre des mesures permettant de rétablir la sérénité.

Créé: 21.09.2013, 20h34

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