Le nombre de morts sur les routes réduits de moitié?

SuisseLe Bureau de prévention des accidents estime possible de réduire le nombre de tués sur les routes à moins de cent par année.

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Diminuer de moitié le nombre de tués sur les routes d'ici dix ans: tel est l'objectif que poursuit le Bureau de prévention des accidents (bpa). Pour y parvenir, pas besoin de nouvelles prescriptions. La législation en vigueur et les mesures de via sicura sont adéquates.

Le bpa en est convaincu: il est possible de réduire le nombre de tués sur les routes à moins de 100 par année, a-t-il fait savoir mardi dans un communiqué à l'occasion de son 19e forum. Ce dernier s'est tenu à Berne et a réuni des représentants de l'Office fédéral des routes (OFROU), du TCS, de l'Automobile Club de Suisse et de l'Association transports et environnement (ATE).

Actuellement, 216 personnes meurent chaque année sur les routes, rappelle le bpa. Par rapport à aujourd'hui, 116 vies pourraient être épargnées tous les ans. Le bpa souhaite également réduire le nombre de blessés graves.

Selon lui, ces objectifs sont atteignables, «sous réserve que la politique de sécurité routière ne change pas de cap». Le bpa estime qu'il n'est pas nécessaire d'introduire de nouvelles prescriptions, mais souligne l'importance d'une «mise en oeuvre cohérente des mesures de via sicura».

L'instance de prévention rappelle par ailleurs qu'un rapport commandé par le Parlement indique que «via sicura est efficace, mais que son potentiel n'est pas encore épuisé».

Vers un assouplissement de Via Sicura

A Berne, la pression monte pourtant sur via sicura. Face à la grogne que suscitent certaines sanctions contre les chauffards, le Conseil fédéral s'est montré en juin prêt à ouvrir la discussion. Dans un rapport, il estime «envisageable» de renoncer à fixer une peine de prison minimale pour un délit de chauffard et d'abaisser à six mois la durée minimale de retrait du permis de conduire.

La résistance s'organise aussi au Conseil des Etats. Saisie de plusieurs demandes de parlementaires, sa commission des transports a préféré déposer une nouvelle motion qu'elle a adoptée à l'unanimité fin août.

Le texte vise notamment à prévoir une marge d'appréciation pour les tribunaux dans les cas de négligence, à abroger la peine privative de liberté d'un an au minimum et à réduire la durée minimale de retrait de permis. Le juge devrait ainsi retrouver la faculté d'apprécier les circonstances concrètes, la faute et la proportionnalité de la peine.

(ats/nxp)

Créé: 14.11.2017, 17h37

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