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Nouvelle offre de Dassault pour son Rafale

Le constructeur français persiste et signe. Il veut soumettre une nouvelle offre pour son Rafale et a envoyé à la mi-septembre une lettre en ce sens au Conseil fédéral.

Le constructeur français propose 22 avions pour 3,1 milliards de francs.
Le constructeur français propose 22 avions pour 3,1 milliards de francs.
AFP

L'avionneur français Dassault revient à la charge. Face à la controverse autour de l'achat des avions de combat Gripen, il veut soumettre une nouvelle offre pour son Rafale. Il a envoyé à la mi-septembre une lettre en ce sens au Conseil fédéral et aux présidents des commissions parlementaires concernées.

Le porte-parole du gouvernement André Simonazzi a confirmé dimanche l'information des journaux dominicaux "Le Matin Dimanche", "Zentralschweiz am Sonntag", "SonntagsZeitung" et "Sonntag". "Le Conseil fédéral n'a pas traité cette missive mais va y répondre en temps utile", déclare-t-il.

André Simonazzi tout comme les présidents des commissions de la politique de sécurité, Chantal Galladé (PS/ZH) et Hans Hess (PLR/OW), n'ont pas voulu s'exprimer sur le contenu de ce courrier de Dassault.

Prix d'achat identique

Selon les articles, le constructeur propose 22 avions pour 3,1 milliards de francs. Cela correspond au prix des 22 Gripen du constructeur SAAB que la Suisse veut acheter. Le Suédois avait emporté la mise pour son prix le plus avantageux.

Hans Hess a toutefois laissé transparaître une certaine irritation, ayant déjà répondu en son temps au constructeur français qu'il n'était pas la bonne adresse. Dassault avait déjà tenté de relancer son offre auprès des commissions parlementaires au début de cette année.

Interrogé sur la possibilité même de déposer une nouvelle offre aujourd'hui, le Département fédéral de la Défense (DDPS) indique que cette question n'est pas de son ressort mais dépend du Conseil fédéral. Le département a cependant été avisé de la missive de Dassault, a précisé Sonja Margelist.

PDG suédois rassurant

Ce week-end, le PDG du fabricant suédois Saab s'est fait rassurant. Les coûts relatifs à la nouvelle génération de l'avion de combat Gripen ne doivent pas inquiéter le contribuable suédois, a assuré Haakan Buskhe dans un entretien avec le quotidien "Svenska Dagbladet".

"Nous ne commençons pas du début avec une feuille blanche et c'est pourquoi nous n'avons pas non plus d'incertitudes particulières vis-à-vis des coûts du nouveau Gripen. Les contribuables en Suède n'ont pas besoin d'êtres inquiets", a-t-il déclaré.

Querelle d'experts

Selon des experts interrogés par le quotidien, il faudrait produire au moins 400 avions pour que le constructeur rentre dans ses frais. Or, pour l'instant entre 62 et 82 appareils ont été commandés. Pour Haakan Buskhe, "il y a un potentiel de vente de 300 avions Gripen", mais l'appareil sera rentable même si seulement 62 à 82 exemplaires sont vendus.

Le 25 août, la Suède et la Suisse ont signé un accord-cadre fixant les détails de l'acquisition par Berne de 22 appareils de la nouvelle génération de Gripen. Stockholm s'est engagée à acquérir entre 40 et 60 avions. La génération E/F de l'avion de combat sera prête en 2018.

Budget à voter

Dans sa proposition de budget présentée jeudi, le gouvernement suédois souhaite porter l'enveloppe du matériel de défense à 300 millions de couronnes (43 millions de francs) en 2013 et 2014 afin de couvrir les coûts d'acquisition. Ils devraient atteindre deux milliards de couronnes (283 millions de francs) sur dix ans, selon le ministère de la Défense.

En Suisse, la décision d'acheter le Gripen suscite de vifs débats. Il est prévu que le Conseil fédéral approuve le programme d'armement (PA 12) incluant l'acquisition de cet appareil encore avant le début de la session d'hiver. Le Conseil national et le Conseil des Etats devraient ensuite débattre de la question l'année prochaine, en mars et en juin.

Longue quête

Cela fait plus de cinq ans que la Suisse est en quête d'un nouvel avion de combat pour remplacer les Tiger qui ont 30 ans. Le Conseil fédéral a repoussé plusieurs fois la décision, en partie pour des raisons financières.

Les jets de trois entreprises ont été examinés: le Rafale de Dassault, le Gripen de Saab et l'Eurofighter d'EADS. A fin novembre 2011, le Conseil fédéral décide l'achat de 22 Gripen. L'offre à 3,1 milliards de francs du constructeur Saab s'avérant meilleur marché que celle de ses concurrents.

(ats)

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