La NSA s'invite dans le débat sur l'espionnage suisse

RenseignementBerne ne s’exprime pas sur le piratage par l’Allemagne des communications suisses pour le compte de la NSA.

La nouvelle loi sur le renseignement sur laquelle doivent se prononcer les Etats jeudi, donnerait plus de moyens au contre-espionnage suisse.

La nouvelle loi sur le renseignement sur laquelle doivent se prononcer les Etats jeudi, donnerait plus de moyens au contre-espionnage suisse. Image: LANDOV/MAXPPP

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Le Conseil fédéral ne sait pas si la Genève internationale et la Suisse ont été la cible des services d’espionnage allemands. Par contre, la nouvelle loi sur le renseignement sur laquelle doivent se prononcer les Etats jeudi, donnerait plus de moyens au contre-espionnage suisse.

C’est dans les grandes lignes la réponse faite hier au conseiller national Balthasar Glättli (Verts/ZH). Il s’inquiétait d’un rôle éventuel du Service de renseignement de la Confédération (SRC) dans les écoutes de lignes téléphoniques en Suisse.

Selon des révélations faites en mai dernier, les services d’espionnage allemands auraient agi pour le compte de la NSA dans le cadre de l’opération «Eikonal». Selon le Conseil fédéral, la situation n’est pas claire, et les investigations sont encore en cours. Le SRC n’a toutefois en aucune manière été impliqué.

Pas de quoi satisfaire Balthasar Glättli, pour qui la Suisse «fait l’autruche». «Il ne faut pas regarder de trop près les agissements des services étrangers, avec lesquels on traite chaque jour», comprend-il.

La question de Balthasar Glättli n’est pas innocente, de même que la réponse du Conseil fédéral. Jeudi, le Conseil des Etats doit se prononcer sur une extension sans précédent de l’arsenal du SRC afin d’améliorer son efficacité en matière de contre-terrorisme.

«Mais cela ne donnera pas plus de moyens au contre-espionnage, dénonce le Vert. En vérité, ils ne sont qu’une dizaine d’agents. Le risque, c’est qu’on donne plus de moyens pour faire du renseignement en Suisse, ce qui permettrait d’échanger ces informations avec des services étrangers. Ce qu’il faut pour protéger les ambassades, c’est une convention internationale.»

Créé: 09.06.2015, 08h14

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