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SuisseLa numérisation au secours des statistiques

L'Office fédéral de la statistique (OFS) veut mettre à profit l'utilisation multiple de données pour offrir de nouvelles informations sans passer par des enquêtes.

Georges-Simon Ulrich, directeur de l'OFS, continue de développer de nouveaux outils.
Georges-Simon Ulrich, directeur de l'OFS, continue de développer de nouveaux outils.
Keystone

Grâce à la transformation numérique, l'Office fédéral de la statistique (OFS) a pour ambition d'offrir de nouvelles informations, sans devoir faire de nouvelles enquêtes. Un des moyens pour y arriver est d'utiliser les données de façon multiple.

«Nous devons produire des statistiques de manière encore plus efficace sur les besoins des utilisateurs», a déclaré mardi devant la presse à Neuchâtel Georges-Simon Ulrich, directeur. La statistique sert en effet de cadre de référence pour la formation de l'opinion publique et le pilotage d'importants domaines.

«Le défi est que la statistique soit pertinente pour la politique sans qu'elle soit pour autant politique», a ajouté Ruth Meier, directrice suppléante.

L'utilisation multiple de données permettra de réduire la charge administrative de la collecte auprès des entreprises, des particuliers et des institutions. Elle implique un échange de données entre administrations et une interopérabilité des systèmes en place.

« Cette évolution se fera lentement et par étapes pour maintenir nos standards», a ajouté le directeur. La priorité reste la production durable d'informations statistiques fiables et élaborées selon des critères scientifiques.

Connaître la vraie valeur ajoutée

L'utilisation multiple des données concerne par exemple l'économie. L'OFS publie désormais une information sur l'intégration de la Suisse dans le monde. «Plusieurs entreprises sont actives en Suisse, à l'image de Google à Zurich, sans avoir leur maison-mère dans le pays. Pourtant, il est utile de connaître leur nombre d'emplois et leur chiffre d'affaires», a expliqué Philippe Stauffer, chef suppléant de la division économie.

Idem pour les multinationales basées en Suisse mais dont la production serait entièrement ou en partie à l'étranger. Pour obtenir ce type d'informations, l'OFS a appareillé par exemple des statistiques du commerce extérieur, d'Eurostat, du fisc et de la Banque nationale suisse. «On veut être plus précis sur qui est fait en Suisse et connaître la vraie valeur ajoutée réalisée dans le pays», a ajouté Philippe Stauffer.

Service des adresses

L'OFS attend aussi beaucoup du futur Service national des adresses, sur lequel le Parlement va se pencher dès 2021, et sur l'unification des registres fonciers. Selon Fabio Tomasini, chef suppléant à la division des registres, cela diminuera la charge de travail, car un particulier n'aura plus besoin de s'identifier à nouveau tout le temps. Au niveau foncier, cela permettra d'ouvrir un champ d'investigation annuel sur les propriétaires de bâtiments.

Ces nouveaux outils devraient permettre de «répondre aux attentes énormes du public dans de meilleurs délais», a ajouté Fabio Tomasini. Si l'OFS va continuer à produire des enquêtes structurelles plus longues, elle pourra fournir plus rapidement certains indices.

ats

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