Olivier Feller plaide pour une candidature romande

Succession BurkhalterPour le conseiller national vaudois, le Tessin a le droit d'avoir son conseiller fédéral. Il souhaite qu'un Romand se présente, si possible une femme.

Le conseiller national PLR vaudois Olivier Feller.

Le conseiller national PLR vaudois Olivier Feller. Image: Keystone

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Ce n'est pas tous les jours qu'un politicien romand fait l'objet d'une interview dans un quotidien alémanique. C'est le cas ce jeudi du conseiller national vaudois Olivier Feller dans la Basler Zeitung et le Tages-Anzeiger. Il y est interrogé sur la course à la succession de Didier Burkhalter au Conseil fédéral en tant que président de la fraction du groupe latin PLR aux Chambres. Et il plaide pour une candidature romande, si possible féminine.

Pourtant, le PLR vaudois reconnaît aux Tessinois le droit d'avoir un conseiller fédéral italophone. «Puisque le Tessin s'est décidé pour une candidature unique (ndlr. celle d'Ignazio Cassis), nous avons besoin d'un deuxième candidat afin de pouvoir proposer un choix au Parlement. Et puisque la tête du parti veut que le siège revienne à un Latin, il faut donc une candidature romande», explique Olivier Feller qui dit regretter au passage que la section tessinoise ait choisi une candidature unique.

Quant à savoir si une double candidature tessinoise aurait poussé les Romands à renoncer à lancer un candidat, le conseiller national répond: «On se serait au moins posé la question car une candidature romande aurait été ainsi moins légitime. Et je pense que la fraction PLR au Parlement aurait choisi de présenter alors un double ticket tessinois», dit-il.

D'autres critères importants

Lui-même estime que le Tessin doit être représenté au Conseil fédéral. Mais il nuance ses propos en avançant que d'autres critères sont importants, comme le profil politique du candidat, ou la représentation féminine au gouvernement. «Avec le futur retrait de Doris Leuthard, il ne pourrait y avoir bientôt plus qu'une femme au Conseil fédéral. Et pour moi, il est important qu'on puisse avoir une discussion ouverte sur la question durant les 7 prochaines semaines qui nous séparent de l'élection», dit-il.

Olivier Feller est également interrogé sur la candidature de la conseillère d'Etat Jacqueline de Quattro qui s'est lancée avant de connaître la tactique de la section tessinoise. Et il défend sa camarade: «Elle a eu le courage d'annoncer ses ambitions. Nous sommes un parti libéral, et on ne peut pas tout réglementer avec des procédures rigides et des délais», souligne-t-il.

Questionné également sur les ambitions de la conseillère nationale Isabelle Moret - qui n'a pas encore décidé si elle se lançait ou non - Olivier Feller défend là aussi sa collègue. «Le Tessin est très important pour Isabelle Moret, c'est la raison pour laquelle elle a choisi d'attendre la décision de la section tessinoise pour faire connaître son choix ces prochains jours. »

Candidature romande alibi?

Une candidature romande serait-elle une candidature alibi, lui demandent encore la BaZ et le Tagi. Olivier Feller se fait véhément: «Avec des personnalités fortes comme Jacqueline de Quattro ou Isabelle Moret, ce ne sont certainement pas des candidatures alibi! On pourrait utiliser ce terme si l'on parlait d'un politicien inconnu. »

Jamais encore le Tessin n'a eu autant de chance qu'aujourd'hui de faire élire un candidat depuis l'élection de Flavio Cotti. «C'est vrai», admet Olivier Feller. «Néanmoins, on ne peut pas blâmer le PLR en Suisse romande d'annoncer ses ambitions», estime-t-il. D'autant que c'est de ce côté-ci de la Sarine, notamment dans le canton de Vaud, que le parti engrange le plus de succès, relève-t-il. «Ce n'est pas à une section cantonale d'un parti de déterminer qui sera conseiller fédéral. Il faut un choix.»

Le quotidien bâlois interroge encore Olivier Feller sur la possibilité d'avoir un 2e Vaudois au sein du gouvernement. Il rétorque clairement: «Zurich a déjà eu deux conseillers fédéraux, Berne en a deux en ce moment. Pourquoi le canton de Vaud, qui est le 3e canton le plus peuplé du pays, n'aurait-il pas droit à un 2e siège? », plaide-t-il, tout en soulignant que le canton possède des «candidates valables».

Créé: 03.08.2017, 12h09

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