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Les parents vont reconstituer le drame de Sierre en Belgique

Un bureau néerlandais d'enquêtes spécialisées effectuera le mercredi 2 juillet en Belgique une reconstitution de l'accident de bus de Sierre en mars 2012.

La procédure pénale ouverte après l'accident de car de Sierre, qui avait fait 28 victimes dont 22 enfants en mars 2012, est définitivement classée. Le Tribunal fédéral a écarté les recours des parents de deux victimes. (13 mars 2015)
La procédure pénale ouverte après l'accident de car de Sierre, qui avait fait 28 victimes dont 22 enfants en mars 2012, est définitivement classée. Le Tribunal fédéral a écarté les recours des parents de deux victimes. (13 mars 2015)
AFP
Deux parents ont contesté la décision de la justice valaisanne de clore le volet pénal de l'affaire. Le TF doit se prononcer. (Vendredi 8 mai 2015)
Deux parents ont contesté la décision de la justice valaisanne de clore le volet pénal de l'affaire. Le TF doit se prononcer. (Vendredi 8 mai 2015)
AFP
Le choc frontal a eu lieu mardi soir entre les sorties autoroutières est et ouest de Sierre.
Le choc frontal a eu lieu mardi soir entre les sorties autoroutières est et ouest de Sierre.
Reuters
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Pour rappel des faits, l'accident de car avait causé la mort de 28 personnes, dont 22 enfants.

Le bureau néerlandais d'enquêtes forensiques mène cette enquête à la demande d'un groupe de parents belges qui ne se satisfont pas des conclusions de la justice suisse.

Pour cette reconstitution, le bureau IFS (Independent Forensic Services) fera appel à l'expert canadien Eugene Liscio, de la société AI2-3D, spécialisée dans les analyses forensiques en 3D. L'expert a déjà reconstitué des incidents de tir et des meurtres avec la technologie en trois dimensions.

«Il ne s'agit pas de laisser un bus percuter un mur», a précisé Selma Eikelenboom, directrice du bureau basé à Hulshorst aux Pays-Bas. «Un chauffeur de bus conduira sur un parcours identique pendant que des caméras 3D enregistreront ses mouvements.»

La directrice du bureau d'enquêtes juge par ailleurs «incompréhensible» que la justice suisse explique le drame par un malaise ou une inattention du chauffeur.

«Les parents ont le droit d'être informés sur la réalité des faits pour mettre un terme au drame. Le chauffeur prenait l'antidépresseur paroxetine. Nous supposons que la cause de l'accident est liée. Nous sommes à la recherche de la vérité, ce genre de drame ne doit plus jamais se répéter.»

Pas d'autorisation en Suisse

Selon Selma Eikelenboom, l'IFS et Eugene Liscio travailleront gratuitement. «Nous rencontrerons les parents à Lommel mardi et la reconstitution aura lieu le mercredi», ajoute-t-elle. «Nous aurions préféré travailler en Suisse, mais les autorités ne nous ont pas autorisés à le faire. Nous sommes encore à la recherche d'un lieu approprié pour la reconstitution.»

Contacté, le ministère public valaisan indique qu'il ne se se prononce pas sur les démarches privées des familles. En l'absence du procureur en charge de l'affaire, il précise toutefois qu'un communiqué devrait prochainement être transmis aux médias.

(ats)

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