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Succession BurkhalterChaque parti gère la présence féminine

Depuis la généralisation des tickets pour l'élection au Conseil fédéral, la question de la présence d'une femme se pose.

Le groupe parlementaire du PLR décide sur le ticket pour l'élection au Conseil fédéral ce vendredi 1er septembre.
Le groupe parlementaire du PLR décide sur le ticket pour l'élection au Conseil fédéral ce vendredi 1er septembre.
archive/photo d'illustration, Keystone

Seules deux conseillères fédérales ont été élues sans figurer sur un ticket: la PDC Doris Leuthard, faute de concurrent, et Eveline Widmer-Schlumpf, lancée en secret pour remplacer l'UDC Christoph Blocher.

Le PS a subi deux grandes déconvenues en ne présentant qu'une candidature féminine, avec Lilian Uchtenhagen en 1983 et avec Christiane Brunner dix ans plus tard. En 1993, il a finalement présenté un ticket en ajoutant au nom de Christiane Brunner celui de Ruth Dreifuss. Cette dernière l'a emporté.

Depuis, les socialistes ont développé une stratégie non mixte avec des tickets à deux hommes ou à deux femmes. Cela leur a permis d'être le premier parti de l'histoire à avoir deux conseillères fédérales siégeant parallèlement: Micheline Calmy-Rey et Simonetta Sommaruga.

Du côté du PLR, on a misé sur des tickets mixtes. Mais cela n'a profité qu'à Elisabeth Kopp. Bien que candidates officielles Christiane Langenberger, Christine Beerli et Karin Keller-Sutter se sont fait griller la politesse par leur partenaire masculin de ticket.

Martine Brunschwig-Graf n'a même pas été retenue. L'idée d'un ticket exclusivement féminin pourrait être lancée lorsque Johann Schneider-Ammann démissionnera. Le PDC devra vraisemblablement se poser la question de la présence d'une femme sur le ticket pour remplacer Doris Leuthard. Lorsqu'il avait encore deux sièges au Conseil fédéral, il a présenté un ticket exclusivement féminin qui a permis à Ruth Metzler d'accéder au gouvernement.

L'UDC brille quant à elle par une lignée de conseillers fédéraux exclusivement masculins, si on exclut l'épisode Eveline Widmer-Schlumpf. Les femmes sont quasiment absentes des tickets. Rita Fuhrer comptait parmi les candidats officiels du parti pour succéder à Adolf Ogi, mais le Parlement a porté son choix sur l'outsider Samuel Schmid.

ats

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