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Canton de VaudPascal Broulis: «Les impôts ont un visage»

Le conseiller d'Etat vaudois a présenté un projet pilote qui permet désormais de contacter la centrale d'appel téléphonique (CAT) via l'application skype.

le chef du Département vaudois des finances Pascal Broulis.
le chef du Département vaudois des finances Pascal Broulis.
Keystone

Pascal Broulis a annoncé vendredi quelques nouveautés visant à rapprocher le contribuable de son administration fiscale. Un projet pilote permet désormais de contacter la centrale d'appel téléphonique (CAT) via l'application skype.

Il est désormais possible d'appeler la centrale par visio-conférence, dans le cadre du projet «les impôts ont un visage», a annoncé le chef du Département vaudois des finances lors d'une conférence de presse. Ce moyen est destiné aux personnes qui souhaitent un contact visuel avec leur téléconseiller.

Pics d'appel

La CAT, qui compte seize équivalents temps plein (ETP) pour 26 collaborateurs, a répondu à 188'000 appels et courriels en 2015, contre 50'000 lors de sa création en 2004. On essaie de prendre 80% des appels directement et de rester empathique vis-à-vis de l'appelant, a expliqué Monique Grin, directrice de la division administrative.

Les pics d'appel ont lieu de 9h00 à 11h00 et de 14h00 à 16h00. Pendant les creux, les conseillers rappellent les personnes qui n'ont pas réussi à joindre la centrale.

Eviter de perdre pied

Toujours dans l'idée de soutenir les contribuables, des bornes wifi ont été installées aux guichets des impôts de tous les offices d'impôts. Les collaborateurs disposeront de tablettes pour aider les usagers à résoudre leurs problèmes plus facilement.

Autre innovation, pour la première fois dès l'été 2016, la Direction générale de la fiscalité (DGF) adressera un relevé des acomptes aux contribuables qui n'auraient pas réglé tout ou partie de leurs acomptes échus.

Le but est de limiter au maximum les difficultés de paiement. «Car il faut trois ans pour rattraper une année de retard d'impôts», a souligné Pascal Broulis.

Diminuer le papier

Le grand argentier s'est réjoui de la bonne progression de la déclaration électronique au format électronique. «Les Vaudois ont très bien compris le modèle, ils aiment l'informatique et la cyberadministration».

Ainsi, sur quelque 450'000 contribuables et 423'600 déclarations quittancées en 2014, 250'000 ont été déposées électroniquement, contre 232'000 l'année précédente. Toutefois le format papier représente encore 41% des déclarations. «On va travailler avec notamment les fiduciaires qui ont de la peine à lâcher le papier», a indiqué le conseiller d'Etat.

Le nombre de demandes de pièces justificatives par les taxateurs a sensiblement diminué, passant de 50'400 en 2013 à 44'000 en 2014. Pour rappel, le contribuable n'est plus tenu d'envoyer des pièces justificatives. L'administration fait cependant des contrôles.

Trop de sommations

Point plus problématique, les sommations. Il y en a eu plus de 100'000 en 2015, soit environ un contribuable sur quatre. Cela engendre beaucoup de travail et de frais, on va essayer de les diminuer, a relevé M.Broulis. Pour l'instant, la DGF n'envisage pas de facturer les sommations comme dans d'autres cantons.

Les taxations d'office préoccupent également l'administration. Quelque 18'000 personnes ne remplissent pas leurs obligations fiscales. Parmi elles, des personnes à l'aide sociale qui sont soutenues par le système. «Avec Pierre-Yves Maillard, nous allons travailler sur ce point ces prochaines années», a noté M.Broulis.

Reste qu'à fin 2015, l'ACI a déjà reçu environ un milliard de francs de Vaudois qui ont payé d'avance leurs impôts 2016.

Supplément fiscal

Comme à l'accoutumée, un supplément fiscal sera publié dans «24heures» du 12 mars. Il traitera de l'utilisation de l'argent du contribuable, a annoncé M.Broulis.

Consacré à la réforme de l'imposition des entreprises RIE III, le numéro de 2015 avait provoqué la polémique en raison d'une confusion entre contenu publicitaire et rédactionnel. Une interpellation socialiste avait été déposée au Grand Conseil. Le médiateur a tranché, a rappelé M.Broulis.

Le Conseil de la presse avait estimé en décembre que la publication du supplément fiscal n'est pas problématique en soi, pour autant qu'il n'y ait aucune confusion possible sur la responsabilité rédactionnelle dudit supplément.

ats

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