«Notre pays doit être acteur et non spectateur»

Fête nationalePour le conseiller fédéral Didier Burkhalter, la Suisse a un rôle à jouer dans le monde pour y défendre certaines valeurs.

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S'exprimant lundi à Vallorbe, dans le Jura vaudois, Didier Burkhalter a placé son discours du 1er août sous le signe du «mariage suisse de l'eau et du feu». Le conseiller fédéral a plaidé pour une Suisse qui soit un acteur dans notre monde, et non un spectateur.

Le feu, un beau symbole pour le 1er août, a dit Didier Burkhalter. «Un feu de joie qui s'allumera tout à l'heure, ici comme dans chaque commune». Et qui rappelle «les foyers, allumés sur les sommets, qui permettaient aux habitants des vallées de la Suisse première d'appeler leurs confédérés à l'aide en cas de besoin». Un signe de solidarité tangible, de sécurité.

L'eau, qui caractérise le village de Vallorbe, construit au fil des flots, dans la vallée creusée par l'Orbe, est un second symbole qui permet d'établir un lien entre nous, a souligné le ministre des affaires étrangères. Evoquant l'environnement, il a rappelé que l'Agenda 2030 doit permettre de préparer un avenir durable, «pour marier l'eau et le feu...».

Le conseiller fédéral PLR a enchaîné avec «le fer et le feu de la terreur qui frappent aveuglément à Paris ou Kaboul, à Orlando ou Istanbul. Peut-on trouver de l'eau pour adoucir le fer et éteindre le feu de la terreur?» demande alors le politicien. «Oui, si l'on s'attaque résolument aux causes mêmes de ce mal». Par exemple en construisant des sociétés qui intègrent et non qui «ghettoïsent».

Ces dernières années, ces flammes ont rendu notre monde instable et dangereux dans de nombreuses régions, a poursuivi Didier Burkhalter. Et de mentionner la crise syrienne, qui représente «le plus grand engagement humanitaire de l'histoire suisse», et les migrations forcées qui concernent 65 millions de femmes, d'hommes et d'enfants. Du jamais vu depuis la Seconde Guerre mondiale.

Agir au lieu de regarder

Devant le feu et l'eau du monde, nous avons «le choix entre regarder de loin et attendre, ou se rendre compte que rien n'est si loin et qu'il faut agir, que nous avons un rôle à jouer», a affirmé le Neuchâtelois. Le Conseil fédéral est convaincu qu'il est possible d'agir «à la Suisse» pour le mieux.

Il est aujourd'hui possible d'éradiquer l'extrême pauvreté, a-t-il relevé. La mortalité des enfants peut continuer de baisser si l'on poursuit résolument les efforts. Si l'on veut, on peut éradiquer l'épidémie du sida, la tuberculose ou la malaria dans les quinze prochaines années, a poursuivi le ministre des affaires étrangères.

«Le Conseil fédéral est persuadé que la Suisse peut jouer un rôle particulier, unique. Elle agit dans le monde, pour défendre ses intérêts et promouvoir ses valeurs». Les Suisses, qui ont construit la tradition humanitaire, sont des acteurs du monde, selon lui. (ats/nxp)

Créé: 01.08.2016, 21h52

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