Un pédophile a pris la fuite d’une clinique bâloise

PoliceUn pédophile récidiviste et en traitement stationnaire à la Clinique psychiatrique universitaire de Bâle (UPK) a disparu dans la nature après une sortie autorisée, rapportent lundi divers médias alémaniques.

La Clinique psychiatrique universitaire de Bâle (archives).

La Clinique psychiatrique universitaire de Bâle (archives).

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Ainsi que l’explique lundi 3 mars le Département de la sécurité et de la justice de Bâle-Ville (JSD), un homme psychiquement malade s’est enfui de la Clinique psychiatrique universitaire de Bâle: il s’agit d’un pédophile bien connu du public et condamné plusieurs fois.

L’homme, âgé de 46 ans, était suivi en thérapie stationnaire. Il n’est pas revenu à la clinique après une sortie autorisée dans l’aire de la clinique il y a environ trois semaines.

La police a lancé un avis de recherche peu après sa disparition, a déclaré au Blick Andreas Knuchel, le porte-parole du JSD. «Il a essayé de contacter les autorités quelques jours après, via son avocat.».

«Nous sommes donc partis du principe qu’il allait revenir de lui-même», a ajouté Andreas Knuchel. «Mais dès lors qu’il n’a plus donné de nouvelles, nous avons décidé de rendre public l’avis de recherche».

Prouver qu'un pédophile peut vivre normalement

L’homme a été découvert en 2013, lorsqu’il a fait son «coming out» dans les médias, rapporte de son côté la Basler Zeitung. Son but était clair: ayant accepté volontairement de se laisser castrer chimiquement, il voulait prouver qu’un pédophile traité de manière adéquate pouvait mener une vie normale.

Le fait qu’il ait été renvoyé en thérapie stationnaire avait été critiqué par le psychiatre du pédophile: selon lui, son patient avait démontré que depuis la castration chimique il ne risquait plus de récidiver.

Un avis que ne partageait pas l’experte qui avait dû donner un avis complémentaire, sur lequel le tribunal de seconde instance s’était basé pour décider d’une thérapie stationnaire.

Un médicament d'une durée de trois mois

Difficile de savoir maintenant ce qui va se passer: l’homme doit régulièrement prendre des médicaments pour que la castration chimique puisse continuer à agir. Il reste toutefois un peu de marge: «Le médicament a une durée de vie d’environ trois mois», d’après Andreas Knuchel.

Il n’en reste pas moins que plus le temps passe, plus le risque de récidive augmente. Le pédophile en fuite pourrait bien redevenir un danger pour la population.

Créé: 03.03.2014, 17h16

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