Perte de discernement: aides peu utilisées

SuisseLe nouveau droit de la protection de l'adulte offre deux instruments renforçant le droit à l'autodétermination.

peu de Suisses ont recours à des aides en cas de perte de discernement, constate dimanche Pro Senectute.

peu de Suisses ont recours à des aides en cas de perte de discernement, constate dimanche Pro Senectute. Image: archive/photo d'illustration/Keystone

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Depuis le 1er janvier 2013, chacun peut établir des directives si la maladie ou un accident lui ôte sa capacité de discernement. Sa volonté doit être respectée. Mais peu de Suisses y ont recours, constate dimanche Pro Senectute.

Le nouveau droit de la protection de l'adulte offre deux instruments renforçant le droit à l'autodétermination. Grâce au mandat pour cause d'inaptitude, chacun peut charger une personne de l'aider dans des tâches spécifiques quand on ne peut plus s'en occuper.

Les directives anticipées du patient offrent à toute personne capable de discernement la possibilité de déterminer les traitements médicaux auxquels elle entend consentir.

Près de la moitié des Suisses (48%) ne connaissent pas le mandat pour cause d'inaptitude. Près de deux tiers de la population adulte (65%) sait ce que recouvrent les directives anticipées.

Latins moins informés

En Suisse alémanique, ces deux instruments sont plus connus (53% pour le mandat; 76% pour les directives) qu'en Suisse romande ou au Tessin, selon un sondage réalisé par gfs-zürich sur mandat de Pro Senectute. Il a été publié à l'occasion de la journée internationale des personnes âgées dimanche.

Dans le canton italophone, six personnes sur dix ne connaissent pas le mandat et un peu plus de la moitié (52%) ne savent pas ce que recouvrent les directives anticipées. En Suisse romande, sept personnes sur dix (69%), respectivement deux personnes sur trois (62%) ne savent pas de quoi il s'agit.

Les sondés les plus jeunes (18-39 ans) connaissent nettement moins bien ces dispositifs que les plus de 40 ans ou les retraités, écrit l'organisation .

Peu utilisés

Ces instruments ne sont que peu utilisés, relèvent Pro Senectute. Seule une personne adulte sur dix (12%) a établi un mandat pour cause d'inaptitude et environ une sur cinq (22%) a rédigé des directives anticipées.

Dans les deux cas, la proportion de Suisses alémaniques ayant utilisé ces deux outils (respectivement 16% et 27%) est nettement supérieure à celle des Romands (5%, respectivement 10%) ou des Tessinois (2% et 5%). La probabilité d'avoir établi le mandat et les directives augmente avec l'âge, note encore gfs-zürich.

L'institut a mené 1200 entretiens téléphoniques entre le 11 juillet et le 5 août. (ats/nxp)

Créé: 01.10.2017, 11h33

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