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GenèvePétrole toxique: pétition remise à Trafigura

L'ONG Public Eye reproche à Trafigura d'écouler au Ghana du carburant à haute teneur en soufre. Une pétition a été remise à l'entreprise.

Plusieurs entreprises établies en Suisse sont visées par la pétition.
Plusieurs entreprises établies en Suisse sont visées par la pétition.
Archives, Keystone

Une pétition dotée de près de 20'000 signatures et un conteneur d'air pollué du Ghana. Public Eye (ex-Déclaration de Berne) a signifié lundi à Genève à Trafigura ses protestations contre l'utilisation de carburants toxiques en Afrique.

La pétition appelle le négociant en matières premières à s'engager à ne vendre que des produits adaptés aux normes européennes. L'ONG avait publié en septembre un rapport dans lequel elle ciblait la vente de carburant à haute teneur en soufre en Afrique, très polluant. Elle visait plusieurs entreprises établies en Suisse, dont Trafigura qui a accepté lundi de recevoir la pétition.

Réaction du Ghana

Le gouvernement ghanéen a décidé de diviser dans quelques mois par soixante la teneur en soufre autorisée dans le diesel. L'ONG évoque une étape importante pour «protéger la santé des populations en Afrique de l'Ouest».

Public Eye reproche à Trafigura de justifier ses pratiques par les lois, pas adaptées selon elle, en vigueur dans plusieurs pays. Elle appelle à l'action les sociétés qui produisent et vendent ces carburants, les Etats exportateurs et les gouvernements de pays touchés.

Public Eye prend acte

Prenant acte dans un communiqué de l'action de protestation de Public Eye, Trafigura a indiqué «comprendre sa volonté d'attirer l'attention du public sur ce problème. En revanche, le groupe de négoce estime que sa demande a été remise à la mauvaise adresse.

Réel problème, la pollution dans les villes africaines requiert une approche intergouvernementale coordonnée nécessitant avant tout le soutien des gouvernements africains, note Trafigura. Il incombe à ces derniers de définir les normes en matière de carburant.

Trafigura ajoute avoir activement soulevé le problème auprès des gouvernements africains, de la Commission européenne et de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). Le géant genevois du négoce, qui a plaidé pour des mesures multilatérales appropriées, suggère à Public Eye d'engager les discussions avec les gouvernements touchés par le problème.

(ats)

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