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«Il ne peut y avoir deux Suisse», dit Alain Berset

A la veille de la fête nationale, le ministre de l'Intérieur a présenté sa propre vision du pays dans un discours à Zurich.

L'inauguration officielle du Musée national agrandi s'est faite sous la pluie. (Dimanche 31 juillet 2016)
L'inauguration officielle du Musée national agrandi s'est faite sous la pluie. (Dimanche 31 juillet 2016)
Keystone
L'inauguration officielle du Musée national agrandi s'est faite sous la pluie. (Dimanche 31 juillet 2016)
L'inauguration officielle du Musée national agrandi s'est faite sous la pluie. (Dimanche 31 juillet 2016)
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La nouvelle aile du Musée national suisse sera officiellement inaugurée dimanche par Alain Berset. (29 juillet 2016)
La nouvelle aile du Musée national suisse sera officiellement inaugurée dimanche par Alain Berset. (29 juillet 2016)
Keystone
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«Il ne peut y avoir deux Suisse, il n'y en a qu'une», a lancé Alain Berset dimanche après-midi dans un discours prononcé à la veille de la Fête nationale. La clef du succès, selon le ministre de l'Intérieur, est la préservation des équilibres sociaux et régionaux.

Alain Berset s'exprimait dans le cadre de l'inauguration du nouveau bâtiment du Musée national à Zurich. La construction de cette nouvelle aile de l'institution est un exemple d'une dimension du futur dont la Suisse a aussi besoin, a-t-il estimé: «Une extension confiante, mais aussi respectueuse de notre propre image, ne peut que nous faire du bien».

L'esprit du temps, en Suisse comme ailleurs, est marqué par le repli sur soi, la peur de l'avenir et le maintien des acquis, d'après le conseiller fédéral. Ceci bien que la révolution numérique semble faire fi des frontières, et malgré les possibilités insoupçonnées qu'elle révèle

Débat et compromis

Notre identité fluctuante peut paradoxalement s'avérer une grande force, car elle nous pousse à nous inventer nous-mêmes, selon Alain Berset. Elle a fourni à la Suisse une longueur d'avance par rapport à l'Europe, dont les Etats membres doivent se réinventer ensemble pour des raisons politiques, économiques ou démographiques.

En tant que petit pays, la Suisse a besoin de «stratégies intelligentes». Il s'agit de penser l'économie à travers des scénarios et des options, mais sans mettre en danger l'identité et les institutions. Le pays ne peut se muer en une société «dans laquelle la méfiance réciproque rend impossible un débat sensé et étouffe dès le départ tout compromis», avertit Alain Berset.

Le Brexit a encore montré clairement qu'avec la globalisation, une forte tension a vu le jour entre capitalisme et démocratie. Or bien que la Suisse soit très globalisée et très démocratique, Alain Berset se dit convaincu qu'elle a une bonne chance de surmonter ces tensions.

(ats)

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