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Affaire CahuzacPierre Condamin-Gerbier a été libéré

Pierre Condamin-Gerbier, ancien collaborateur de la banque Reyl & Cie, a été libéré mercredi. L'information, annoncée par la Radio télévision suisse (RTS), a été confirmée à l'ats par Vincent Jeanneret, l'avocat de la banque.

Pierre Condamin-Gerbier.
Pierre Condamin-Gerbier.
AFP

Pierre Condamin-Gerbier est sorti de prison ce mercredi.

Dans un entretien à L'Agefi, Vincent Jeanneret a souligné qu'il n'était «pas surpris» par cette libération conditionnelle, rappelant que le Ministère public de la Confédération (MPC) applique le principe de proportionnalité.

«Concernant le risque de fuite, le prévenu a indiqué durant la douzaine d'auditions menées depuis son arrestation qu'il ne voulait plus rien avoir à faire avec la France. Par ailleurs, Pierre Condamin-Gerbier est exposé à des poursuites pénales en France depuis qu'il a menti sous serment devant la commission d'enquête parlementaire de l'Assemblée nationale. Enfin, il serait mal inspiré d'aller faire de nouvelles déclarations à la presse française, qu'il a accusée d'avoir tronqué ses propos», a-t-il réagi.

L'avocat de la banque Reyl & Cie estime que l'enquête a été menée «de manière efficace» et qu'il ne fait «aucun doute» que Pierre Gerbier sera condamné, rappelant que «les éléments constitutifs de plusieurs infractions sont réalisés».

Soupçons d'espionnage économique

Suspecté d'espionnage économique, l'ex-cadre de la banque genevoise Reyl & Cie avait été arrêté le 5 juillet dernier et placé en détention sur ordre du MPC.

Auditionné en juin devant une commission parlementaire française comme témoin dans l'enquête sur l'ancien ministre français du Budget Jérôme Cahuzac, Pierre Condamin-Gerbier avait affirmé posséder une liste de noms de Français détenteurs d'un compte en Suisse.

Son avocat lausannois Edmond de Braun avait ensuite affirmé le 16 août lors d'un entretien à L'Agefi qu'en réalité, «cette liste n'a jamais existé. (Pierre Condamin-Gerbier) a utilisé cet argument pour faire taire les menaces dont il faisait l'objet à l'époque».

(AFP)

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