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Pierre Maudet: «Je ne vous cacherai pas mon plaisir…»

Le PLR ayant choisi un ticket à trois, Pierre Maudet défendra ses chances devant l’Assemblée fédérale.

Keystone

– Pierre Maudet, vous figurez sur le ticket que le PLR présentera aux Chambres fin septembre. Votre réaction?

– Je ne vous cacherai pas mon plaisir de voir le groupe PLR choisir cette option qui, il y a quelques semaines, apparaissait comme peu probable selon les observateurs. Le parti a eu le courage d’ouvrir le champ démocratique, mais ce n’est pas étonnant, car c’est un parti qui donne sa chance à ceux qui ont envie de se battre. Il me l’a toujours donnée. Je me réjouis de faire campagne, campagne que je souhaite respectueuse.

– Franchement, vous n’avez pas l’impression de vous être un peu imposé à votre propre parti suisse?

– J’ai parfois eu l’impression d’être un peu un passager clandestin: c’est un statut dont on sort volontiers.

– Qu’est-ce qui a convaincu, selon vous?

– Je ne sais pas. Le cœur, le cran, l’implication, le fait de proposer aussi une vision un peu plus large dont j’ai senti monter l’envie ces dernières semaines. Le critère de l’expérience exécutive a aussi pris de l’importance progressivement. Mais c’est aux parlementaires qu’i l faudrait poser cette question.

– Comment comptez-vous mener campagne?

– Je vais réfléchir, rien n’est encore déterminé, même si cela le sera bientôt. Je suis un nouveau venu à Berne, même si la campagne m’a permis de rencontrer du monde et de cerner les attentes des uns et des autres. Du monde, je vais continuer à en voir, prendre des contacts, me présenter. C’est un plus du système démocratique de Suisse de permettre à quelqu’un qui n’est pas du sérail de le faire.

– Des critiques se sont élevées à votre égard pendant la campagne. Comment y répondre?

– Ne comptez pas sur moi ni pour changer de sexe, ni pour m’inventer un passé tessinois, même si j’ai des racines dans ce canton. J’ai répondu aux critiques relatives à la binationalité. Ce qui ne changera pas non plus, c’est que je vais continuer à mener une campagne de contenu, de substance. Nous devons absolument parler de vision pour ce pays à l’horizon de vingt ou trente ans.

– Vous vous attendez à une campagne plus dure?

– Je m’attends à tout, une élection n’est pas une partie de pêche. On passe maintenant des dames au match de boxe, mais pas avec les membres de mon parti.

– Pour l’UDC, vous êtes un «euroturbo». Qu’allez-vous dire à ce parti pour le séduire?

– Je me réjouis de parler à ce parti les yeux dans les yeux des solutions esquissées pour résoudre certains différends avec l’UE. Je pense à cette cour arbitrale, qui existe pour le secteur privé. Je me réjouis aussi de parler d’économie. Ses élus seront intéressés. Il ne faut pas voir l’UDC par le prisme de sa section genevoise, que je respecte totalement.

– D’ici au 20 septembre, qui dirigera votre département cantonal?

– Moi-même, comme je l’ai fait ces dernières semaines. Il y a quelques fériés. Et puis, mes collègues seront certainement compréhensifs et me pardonneront d’être moins pointu pendant quelques semaines.

Et maintenant, à vous de jouer...

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