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SuissePierre-Yves Maillard se verrait à la tête de l'USS

Le conseiller d'Etat vaudois a reconnu son intérêt pour diriger l'Union syndicale suisse. Une candidature qui passerait par les élections fédérales en 2019.

En cas de candidature, Pierre-Yves Maillard serait l'un des grands favoris pour présider l'USS.
En cas de candidature, Pierre-Yves Maillard serait l'un des grands favoris pour présider l'USS.
Keystone

Pierre-Yves Maillard va-t-il devenir bientôt l'un des hommes les plus influents du pays? En effet, le conseiller d'Etat vaudois a fait part officiellement lundi soir dans l'émission «Mise au Point» de la RTS, de son intérêt à prendre la tête de l'Union syndicale suisse (USS). Le socialiste pourrait succéder ainsi au conseiller aux Etats Paul Rechsteiner (PS/SG) qui a annoncé sa démission après 20 ans d'activité.

«J'ai été approché par le comité qui s'occupe de cette succession», a reconnu le socialiste vaudois dans l'émission. Et il n'a pas caché son intérêt:«J'ai toujours dit que pour moi, après le Conseil d'Etat, un retour dans le monde syndical était l'une des choses qui m'intéressait.» Pour rappel, Pierre-Yves Maillard oeuvre au gouvernement vaudois depuis fin 2004 et il y effectue son 4e et dernier mandat. Il a été réélu en 2017.

Une élection qui passe par un retour à Berne

Mais pour qu'il puisse accéder à la présidence de l'USS, la route est encore longue. Pierre-Yves Maillard, qui a été secrétaire régional d'Unia et qui fait toujours partie de ce syndicat, a ainsi expliqué qu'une fédération devait porter officiellement sa candidature et qu'il devrait bénéficier encore de soutiens externes.

En outre, sa candidature passe par une autre étape: s'il veut accéder à la présidence de l'USS, il devra en effet être élu d'abord à Berne, lors des prochaines élections fédérales d'octobre 2019. «D'après les fédérations, il y a la volonté que le futur président ou la future présidente de l'USS soit au Parlement», confirme celui qui fut conseiller national entre 1999 et 2004.

L'intérêt de Pierre-Yves Maillard pour l'USS était pressenti dès l'annonce du départ de Paul Rechsteiner. S'il se porte candidat, il sera incontestablement l'un des grands favoris à la succession du St-Gallois. Mais il risque de rencontrer un obstacle de taille: après 20 ans de présidence masculine, l'USS s'imagine avec une femme à sa tête.

Une femme privilégiée

Katharina Prelicz-Huber, présidente du syndicat des services publics (SSP), l'a dit clairement dans le Tages-Anzeiger la semaine dernière: «S'il y a une candidate valable, ce serait le moment d'avoir une femme. La candidature idéale serait une femme de Suisse latine.» Jusqu'ici, la seule femme latine à avoir accédé à l'USS a été la Genevoise Christiane Brunner qui a partagé la présidence avec Vasco Pedrina de 1994 à 1998.

Et des candidates valables, il y en a. A commencer par la conseillère nationale Marina Carobbio (PS/TI), vice-présidente de l'ASLOCA. «J'ai été contactée», a-t-elle reconnu. Quant à savoir si elle va postuler, elle indique qu'elle prendra sa décision dans les semaines à venir. Mais elle a un problème de taille: elle doit être élue présidente du National le 26 novembre, soit 4 jours avant l'élection à la présidence de l'USS.

Côté alémanique, la presse évoque également les noms de la conseillère nationale st-galloise Barbara Gysi. Hic: elle est originaire du même canton que Paul Rechsteiner. Le Tagi songe aussi à la présidente des Verts, Regula Rytz. Celle-ci n'écarte pas l'idée mais rappelle qu'elle doit mener en priorité son parti en vue des élections fédérales d'octobre 2019.

Mathias Reynard aussi évoqué

D'autres noms sont évoqués côté masculin pour prendre la tête de l'USS. En premier lieu, celui de Corrado Pardini. Le conseiller national bernois fait en effet partie de la direction du syndicat Unia. Mais il a annoncé qu'il ne sera pas en lice pour la succession à Paul Rechsteiner.

Enfin, un autre nom surgit dans la presse: celui du conseiller national socialiste valaisan Mathias Reynard. Le président de l'Union Syndicale Valaisanne, âgé de 30 ans, confirme: «Je suis intéressé.» A l'objection que son âge pourrait parler contre lui, il répond: «Je suis à Berne depuis sept ans et je viens d'un canton où, en tant que syndicaliste, il faut être très combatif mais aussi chercher des compromis.»

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