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Cérémonie pour le 20e anniversaire du crash du SR-111

Dans la nuit du 2 au 3 septembre 1998, un avion de Swissair reliant New York à Genève s'abîmait au large des côtes canadiennes près d'Halifax, tuant 215 passagers.

Des membres des familles des 229 victimes du vol 111 de la Swissair qui s'était écrasé en mer au large du Canada, le 2 septembre 1998, ont participé dimanche à une cérémonie pour commémorer la catastrophe aérienne, la pire qu'ait connue la Suisse.

Les parents de victimes ainsi que des résidents de la région se sont réunis pour ce vingtième anniversaire autour du mémorial en granit portant les noms des victimes, érigé à Peggy's Cove face à l'Atlantique sur les côtes de la Nouvelle Écosse (est du Canada).

La cérémonie oecuménique visait à célébrer le souvenir de ceux qui ont perdu la vie dans la catastrophe mais aussi à reconnaitre la contribution de tous ceux qui ont participé aux recherches des dépouilles, ou à accompagner les familles des disparus, et «dont la vie a été changée» par cette tragédie, a souligné le pasteur anglican Louis Quenelle.

215 victimes

Dans la nuit du 2 au 3 septembre 1998, un avion de Swissair reliant New York à Genève s'abîmait au large des côtes canadiennes près d'Halifax, tuant 215 passagers. Le vol était assuré par un avion McDonnell Douglas MD-11 construit en 1991 et baptisé «Vaud». Il décolle à 20h18 de l'aéroport JFK de New York, mais s'écrase après deux heures treize de vol, à huit kilomètres des côtes de la Nouvelle-Ecosse (Canada). Tous ses occupants, 215 passagers provenant de 22 pays et 14 membres de l'équipage, sont morts sur le coup.

Les causes de l'incendie à l'origine du crash n'ont pas été déterminées avec certitude. Un arc électrique sur un câble du système de divertissement en a entraîné d'autres jusqu'à provoquer un début d'incendie. Le feu s'est ensuite propagé à des matériaux d'isolation thermique et acoustique situés au-dessus du plafond à l'arrière et à droite du poste de pilotage.

Incendie incontrôlable

A l'époque, aucun détecteur de fumée ou dispositif d'extinction n'était installé à cet endroit. Les deux pilotes ne pouvaient donc que sentir ou voir l'incendie. Au moment où ils se sont aperçus que quelque chose brûlait, il était déjà trop tard pour maîtriser le feu.

Les instruments de vol ont arrêté de fonctionner et les pilotes, encore diminués par la fumée et la chaleur, ont perdu la maîtrise de l'appareil qui a percuté l'eau. Ce déroulement des faits a été établi par le Bureau de la sécurité des transports du Canada (BST) dans un rapport publié le 27 mars 2003, après quatre ans et demi d'investigations. Les autorités canadiennes ont récupéré plus de 98% de l'appareil, soit deux millions de pièces.

Onde de choc

Le même jour, l'Office fédéral de l'aviation civile (OFAC) publiait cinquante consignes contraignantes pour les MD-11 de Swissair. Elles ont toutes été appliquées. La moitié de ces recommandations concernent les systèmes de câblage. D'autres portent sur le remplacement des matelas d'isolation recouverts de PET et des lampes de lecture de l'équipage.

L'annonce du crash a secoué toute la Suisse, peu habituée à ce genre de catastrophe. A l'époque, la nouvelle paraissait inconcevable, a rappelé en 2008 lors de la cérémonie des dix ans du crash l'aumônier catholique Claudio Cimaschi (notre photo Keystone ci-dessus). Le choc de l'époque réapparaît de manière sourde, déclarait-il. Sur l'autel de l'église, 229 roses avaient été déposées en souvenir des victimes de la pire catastrophe aérienne suisse.

(ats)

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