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EngelbergLe PLR fête Burkhalter et Cassis

Samedi à Engelberg (OW), deux personnalités seront au centre de l'attention lors de l'assemblée des délégués du PLR.

Ignazio Cassis et Didier Burkhalter seront fêtés ce samedi à l'assemblée du PLR, à Engelberg.
Ignazio Cassis et Didier Burkhalter seront fêtés ce samedi à l'assemblée du PLR, à Engelberg.
Keystone

Le PLR a célébré samedi avec émotion le passage de témoin entre Didier Burkhalter et Ignazio Cassis au Conseil fédéral, placé sous le signe de la responsabilité. Le premier a reçu un hommage appuyé et le second s'est défendu sur son adhésion éphémère à Pro Tell.

Devant les délégués du parti réunis à Engelberg (OW), Didier Burkhalter a remercié le PLR pour son soutien, sa «critique constructive» et son respect de l'indépendance du Conseil fédéral, «indispensable pour le travail gouvernemental». Il a appelé les libéraux-radicaux à continuer à porter un message de liberté et de respect des minorités.

Burkhalter: écouter son coeur

Passant en revue les moments forts de son mandat, le ministre des affaires étrangères a appelé les membres de son parti à écouter leur coeur malgré la dureté de la politique. «Chacun dans notre rôle de citoyen ou d'élu, de personne engagée dans le pays ou au-delà, dans la politique ou dans l'économie, nous tous, nous pouvons faire une différence», a soutenu le Neuchâtelois.

Vantant les mérites d'une voie bilatérale rénovée avec l'Union européenne, le chef de la diplomatie a aussi appelé à s'engager en faveur des droits de l'homme, de l'Etat de droit et de la démocratie dans le monde. Didier Burkhalter a été longuement ovationné.

Cassis ému aux larmes

Avant lui, son successeur Ignazio Cassis s'est fendu d'un hommage pour son prédécesseur. «Didier Burkhalter nous a montré la voie avec humour et responsabilité sur la scène internationale. Il a noué des milliers de contacts dans le monde entier, dans l'intérêt de la Suisse, a déclaré le Tessinois, convaincu que la Suisse a tous les atouts pour avoir du succès aussi à l'avenir.

Emu aux larmes par l'hommage vidéo que lui a rendu son parti pour célébrer son élection au Conseil fédéral, Ignazio Cassis a également tenu à revenir sur la polémique entourant son adhésion éphémère à Pro Tell juste avant son élection. Le futur ministre s'est retiré la semaine dernière de l'organisation favorable à la libre détention d'armes.

Pour Schengen et les armes

Le futur ministre a rappelé que son adhésion avait été évoquée dans une interview passée inaperçue avant l'élection au Conseil fédéral. Ignazio Cassis a déploré que l'on ait voulu instrumentaliser sa personne en faveur d'une sortie de l'espace Schengen. «Je soutiens à la fois les accords de Schengen et une législation libérale sur les armes.»

Pro Tell combat tout durcissement de la réglementation sur les armes à feu et se positionne ainsi contre la législation de l'Union européenne qui doit entrer en vigueur d'ici fin 2019. Elle a annoncé le lancement d'un référendum si la Suisse reprend entièrement les nouvelles réglementations européennes.

En ouverture d'assemblée, la présidente libérale-radicale Petra Gössi a reproché à la gauche de ne plus avoir les pieds sur terre, suite au refus de la réforme des retraites en votations. Elle a appelé le PS à reconnaître sa défaite et à se montrer constructif plutôt que de brandir l'arme du référendum face au projet de nouvelle réforme, empoigné par les partis bourgeois.

Papier de position sur le tourisme

Durant leur assemblée, les libéraux-radicaux ont aussi approuvé un papier de position demandant des conditions-cadres libérales pour le tourisme en Suisse, sans entraves aux instruments numériques. Le texte souhaite moins d'intervention de l'Etat et d'entraves bureaucratiques en matière d'infrastructures, d'importations et de politique climatique, notamment.

Pour le PLR, il faut introduire un taux unique de TVA non bureaucratique. L'aide de l'Etat au tourisme doit en revanche se limiter dans le temps et à des investissements de service public. La Suisse doit en outre viser les normes de qualité élevées avant le prix, estime le parti.

En matière de conditions de travail, les horaires doivent être plus souples et les effectifs mis en commun. Les partenaires sociaux doivent proposer des offres de formations et des perspectives de carrière pour attirer davantage de main-d'oeuvre indigène.

ats

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