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Les PLR tessinois soutiennent en bloc la candidature unique d’Ignazio Cassis

Cette décision laisse une place pour un candidat romand. Et en particulier pour une femme.

Ignazio Cassis, ce 1er août à Breggia. Il a été désigné par acclamation comme unique candidat du PLR tessinois.
Ignazio Cassis, ce 1er août à Breggia. Il a été désigné par acclamation comme unique candidat du PLR tessinois.
Keystone

Le PLR tessinois présente un seul candidat à la succession du conseiller fédéral Didier Burkhalter. La stratégie de sa direction a été confirmée par les délégués, ce 1er août à Breggia. Le chef du groupe parlementaire à Berne, Ignazio Cassis, a été désigné par acclamation. Si l’ancien médecin cantonal tessinois est favori, cette décision ouvre la voie à des candidatures romandes, en particulier féminines.

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Edito:«Le PLR tessinois a oublié les femmes»

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Sur quelque trois cents délégués tessinois, seuls trois se sont opposés à une candidature unique. Pour Bixio Caprara, président de la section cantonale, il ne fallait pas prendre le risque de disperser les voix. «Dans une telle course, un canton présente normalement un candidat et le PLR suisse a parlé de candidatures latines (ndlr: et pas uniquement tessinoises)», ajoute-t-il. Les deux autres candidats possibles, Laura Sadis et Christian Vitta, se sont ralliés à cette stratégie.

Revendications féminines

Ces derniers jours, des PLR avaient appelé la section tessinoise à offrir un choix. En lançant par exemple une femme, Laura Sadis. Car si le Tessin veut être représenté au Conseil fédéral, les femmes souhaitent aussi y augmenter leur représentation. «Le PLR n’a actuellement qu’une seule femme au Conseil des Etats, et la gent féminine représente moins de 18% de nos élus fédéraux», argumente Doris Fiala, présidente des femmes PLR.

Et les Romands?

Les regards se tournent désormais vers la Suisse romande. La direction nationale du PLR ayant annoncé qu’elle veut présenter plusieurs candidatures latines à l’Assemblée fédérale, la porte reste ouverte pour les Romands. Deux Vaudoises sont au cœur de cette discussion: la conseillère d’Etat Jacqueline de Quattro, qui a annoncé son intérêt, et la conseillère nationale Isabelle Moret, qui y réfléchit.

Ce 1er août, Isabelle Moret ne souhaite pas s’exprimer. Quant à Jacqueline de Quattro, elle félicite l’élu du jour. Mais ajoute qu’à titre d’ancienne présidente des femmes PLR, elle aurait aimé que le Tessin présente un ticket double avec le nom de Laura Sadis. Quant aux conséquences de ce choix sur ses propres chances, elle ne fait aucune déclaration.

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A lire:Déjà deux prétendants vaudois dans la course

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«C’est clair, la décision tessinoise donne une légitimité accrue à une candidature féminine romande», commente pour sa part le conseiller national Olivier Feller (VD). «Elle ne facilite pas non plus les choix qui devront être faits par notre groupe au Palais fédéral.» Le 1er septembre, les élus PLR devront décider du ticket final présenté à l’Assemblée fédérale. Or, des PLR alémaniques ont déjà dit qu’ils ne voulaient pas d’un conseiller fédéral romand supplémentaire. «Des parlementaires d’autres partis partagent cet avis, ajoute Olivier Feller. On pourrait finalement imaginer une candidature alémanique.»

Le Vaudois n’exclut pas non plus que des Tessinois soient repêchés. «Je ne pense pas que le PLR le fera, mais d’autres partis pourraient être tentés.» Rappelons que la gauche, les Vert’libéraux et certains PDC ont déjà fait savoir qu’ils soutiendraient une femme face à Ignazio Cassis, jugé trop proche des assureurs.

Place aux stratégies

Les sections cantonales ont jusqu’au 11 août pour présenter leurs candidats. Pour compléter le tableau des prétendants, le conseiller aux Etats vaudois Olivier Français a annoncé son intérêt. Le PLR vaudois se réunit le 10 août prochain. A Genève, les éventuels candidats peuvent s’annoncer jusqu’au 4 août. Le nom de Pierre Maudet a notamment été mentionné. Côté romand, le PLR fribourgeois a aussi dit être en discussion avec Jacques Bourgeois pour une éventuelle candidature.

Les jeux sont donc ouverts. «Il y a autant de stratégies que de parlementaires à Berne et nous ne sommes pas à l’abri de surprises, conclut Doris Fiala. Et cela d’autant plus qu’à chaque fois les partis pensent déjà à l’étape suivante et à la prochaine vacance du Conseil fédéral.» Aux calculs liés à un éventuel départ de Johann Schneider-Ammann s’en sont ajoutés d’autres. La présidente de la Confédération, Doris Leuthard, a en effet annoncé lundi qu’elle n’effectuerait pas une législature supplémentaire.

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