La police bernoise garde sa munition controversée

Suisse Les autorités bernoises se sont prononcées pour le maintien de l'utilisation des lance-grenades GL06 par la police cantonale.

(Image d'illustration) La police cantonale bernoise n'utilise le lance-grenade en question qu'à l'encontre d'individus ciblés.

(Image d'illustration) La police cantonale bernoise n'utilise le lance-grenade en question qu'à l'encontre d'individus ciblés. Image: Keystone

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur ?

La police cantonale bernoise pourra continuer à utiliser des lanceurs de balles en caoutchouc lors de manifestations violentes ou en marge de rencontres sportives. Le Grand Conseil a refusé mercredi par 104 voix contre 30 de mettre un terme à un essai pilote.

Affront au travail policier

Dans sa motion, la députée de La Gauche Christa Ammann relevait que la munition utilisée par les lance-grenades GL06 provoquait de graves blessures . Avec l'appui du Parti socialiste et des Verts, elle demandait que ce type d'arme ne soit plus utilisé lors de grands rassemblements.

Pour la motionnaire, il n'est pas raisonnable que le canton de Berne assume le risque de causer des blessures graves. Mais la majorité bourgeoise du Grand Conseil a suivi le Conseil-exécutif qui recommandait le rejet de la motion.

Plusieurs députés ont qualifié cette motion d'affront à l'égard du travail accompli par la police. L'exécutif estime lui que «selon les expériences réalisées à ce jour, il n'y a pas lieu de douter de l'opportunité de ce moyen d'engagement, ni d'interrompre l'essai pilote».

Ce fusil lanceur de balles en caoutchouc de 40 mm a été employé la première fois en juillet et en août 2018 dans le cadre de matchs de football puis lors d'une intervention en septembre de la même année à la Schützenmatte, près du centre autonome de la Reitschule.

Arme utilisée en France

Ce lanceur de balles suscite également la controverse en France où des policiers l'ont utilisé lors de rassemblements de «gilets jaunes». Le Conseil-exécutif bernois souligne que l'emploi de cette arme en France est soumis à d'autres conditions que celles en vigueur dans le canton de Berne.

La police cantonale bernoise n'utilise cette arme qu'à l'encontre d'individus ciblés, notamment lorsqu'elle est la cible de pointeurs laser. «Un coup ne sera jamais tiré dans la foule», assure le gouvernement bernois dans sa réponse écrite à la motion. (ats/nxp)

Créé: 12.06.2019, 16h46

Articles en relation

Vers une surveillance vidéo de la Reitschule?

Berne La ville de Berne envisage de placer des caméras près du centre alternatif pour des raisons sécuritaires. Les exploitants de la Reitschule en rejette le principe. Plus...

Ils érigent des barricades et y mettent le feu

Berne La police est intervenue dans la nuit de samedi à dimanche près du centre alternatif de la Reitschule, à Berne. Plus...

Directeur de la sécurité renvoyé de la Reitschule

Suisse Reto Nause (PDC), directeur de la sécurité de la ville de Berne, a été forcé de quitter la Reitschule, centre culturel alternatif. Plus...

Publier un nouveau commentaire

Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous vous prions d’utiliser votre nom complet, la discussion est plus authentique ainsi. Vous pouvez vous connecter via Facebook ou créer un compte utilisateur, selon votre choix. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de garder un ton respectueux et de penser que de nombreuses personnes vous lisent.
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.