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La police pourra en savoir plus grâce à l'ADN

La conseillère fédérale Karin Keller-Sutter (PLR) souhaite élargir les possibilités d’utilisation de l’ADN lors de crimes.

Pour l’heure, la police n’a le droit de déduire que le sexe d’un suspect à partir des traces d’ADN prélevées sur une scène de crime en cas de non-correspondance avec les profils enregistrés dans la base de données nationale.
Pour l’heure, la police n’a le droit de déduire que le sexe d’un suspect à partir des traces d’ADN prélevées sur une scène de crime en cas de non-correspondance avec les profils enregistrés dans la base de données nationale.
GETTY IMAGES

C’est l’histoire d’une scène de crime en Suisse. Lorsque la police arrive aujourd’hui, elle cherche des traces d’ADN: sang, sperme, salive, etc. Elle les prélève, en établit le profil, puis les compare avec les profils des personnes enregistrés dans la banque de données nationale. S’il n’y a pas de correspondance, alors elle ne peut déduire qu’une information: le sexe de la personne qui a laissé la trace sur la scène de crime. C’est la loi. Demain, dans les affaires les plus graves, l’histoire ne devrait plus s’arrêter là. Un procureur pourra ordonner l’utilisation du phénotypage, une méthode qui permet de déduire d’une trace d’ADN d’autres caractéristiques comme la couleur des yeux, des cheveux, de la peau, l’origine ou encore l’âge.

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