La police tue un homme qui s'était échappé d'un institut psychiatrique

BerneRecherchée par les forces de l'ordre, la victime aurait eu une arme sur elle.

La police bernoise dit avoir été confrontée à un danger imminent lorsqu’elle a trouvé la victime dans cette maison.

La police bernoise dit avoir été confrontée à un danger imminent lorsqu’elle a trouvé la victime dans cette maison. Image: KEYSTONE

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La police cantonale bernoise a abattu mercredi soir un Suisse de 36 ans domicilié dans le canton de Berne. La victime s’était échappée d’une institution psychiatrique, qui avait alerté les forces de l’ordre. Une patrouille est partie à sa recherche et les policiers l’ont retrouvé à l’est de la ville, près du Centre Paul Klee. Dans des circonstances qui restent à éclaircir, l’intervention a dégénéré et l’homme a été gravement blessé par balle. Il a succombé à ses blessures peu après son arrivée à l’hôpital.

La police cantonale affirme dans un communiqué avoir dû faire usage d’une arme de service en raison d’une «situation présentant un danger imminent» pour les agents. Une arme a feu a été saisie sur la victime, qui était connue des forces de l’ordre, indiquent les autorités jeudi.

Qu’est-ce qui a déclenché cette intervention fatale? Pourquoi le Bernois était-il en possession d’une arme? Les questions ouvertes sont nombreuses et les autorités peu loquaces dans l’attente des conclusions de l’enquête menée sous la direction du Ministère public de Berne-Mittelland. La police cantonale de Zurich se trouve, quant à elle, chargée des clarifications policières.

«C’est mon fils que la police a abattu», déplorait jeudi sur le site de «20 minuten» un homme identifié comme le père de la victime. Ses parents habiteraient la maison où s’est produit le drame. Des connaissances du couple racontent au quotidien alémanique que le jeune homme a toujours eu de gros problèmes et se trouvait depuis son enfance dans des foyers. Le «Blick» a interrogé les voisins de la victime, dans son quartier de résidence. Une habitante sous le choc le décrit comme une personne étrange et sympathique. Une autre se rappelle l’avoir vu se promener pieds nus ou vêtu d’un gilet pare-balles sur un torse nu. «La police se trouvait souvent ici», dit-elle.

Sortir son arme est rare

Qu’une personne soit visée par des coups de feu des forces de l’ordre est peu fréquent en Suisse depuis plusieurs années. Selon la Conférence des commandants des polices cantonales (CCPCS), les corps de police cantonaux et communaux ont recouru à leur arme 13 fois en 2016 et 8 fois en 2017, contre 29 en 2010. L’an dernier, 12 cas sont rapportés. La plupart des coups de feu ont été tirés sur des véhicules ou par terre et personne n’a été blessé. L’arme à feu n’est utilisée qu’en dernier recours, si toutes les autres mesures n’ont pas fait effet ou sont inadaptées, rappelait en mars la CCPCS. Si sortir son arme est devenu rare, le recours au pistolet à impulsion électrique a bondi l’année dernière. Des impulsions électriques ont dû être déclenchées dans 45 cas en 2018, contre 13 en 2017.

Créé: 18.07.2019, 18h47

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