«La rigueur des débats limite leur fantaisie»

InterviewUn café avec l'Aiglon PLR Frédéric Borloz, qui partage son regard sur sa nouvelle fonction de conseiller national.

L'Aiglon PLR évoque ses premiers mois au sein du Conseil national.

L'Aiglon PLR évoque ses premiers mois au sein du Conseil national. Image: ARC Jean-Bernard Sieber

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A quoi ressemble la vie de parlementaire? Nos élus entrés sous la Coupole l’an dernier se confient lors d’une pause-café

«Le matin, ma première boisson est toujours un thé vert.» Ce sera donc un thé à la place du café. Frédéric Borloz a ses petits principes. Ce qui ne l’empêche pas d’être frappé par le formalisme de l’Assemblée fédérale: «Le cadre, la rigueur de l’organisation du parlement m’impressionnent. Il faut, par exemple, s’inscrire pour intervenir. Cela limite la fantaisie des débats.»

Heureux dans un Législatif?

Syndic d’Aigle, président du PLR Vaud, souvent cité comme papable pour le Conseil d’Etat vaudois, Frédéric Borloz est-il heureux dans un Législatif? «Je me sens plutôt un homme d’Exécutif, c’est vrai. Mais je suis en pleine phase de découverte du parlement fédéral, c’est captivant. Même si la lenteur des procédures est un peu pénible… au moins, on ne prend pas de décisions hâtives.» Et puis les dossiers qu’il est amené à traiter au sein de la Commission des transports et des télécommunications semblent l’électriser. «L’évolution du rôle de ce que l’on appelait les ex-régies, La Poste, la SSR, etc., me passionne.»

«Je me suis investi pour faire comprendre la position du Canton de Vaud dans le cadre de la RIE III»

Mais à Berne, il n’y a pas que le travail en commission. Les discussions entre élus dans la salle des pas perdus ont aussi un rôle. «Je me suis investi pour faire comprendre la position du Canton de Vaud dans le cadre de la RIE III, par exemple.» «Comprendre l’autre», «se faire comprendre» reviennent fréquemment dans la bouche de l’Aiglon.

Plus anglophone que germanophone, il juge son niveau d’allemand encore insuffisant. «Alors je prends des cours.» Mais plus que la langue, ce sont les profils très différents des élus fédéraux qui nécessitent une attention toute particulière pour «se faire comprendre», selon lui. «Entre un conseiller aux Etats d’Appenzell Rhodes-Extérieures et un syndic d’Aigle, il y a un pays de différence», glisse-t-il.

Frédéric Borloz ne fréquente pas que de lointains Appenzellois sous la Coupole, il a aussi un cercle plus proche avec lequel il dit bien «rigoler». On y compte le syndic de Montreux, le conseiller national Laurent Wehrli, mais aussi les Genevois Christian Lüscher et Hugues Hiltpold ou encore le Neuchâtelois Philippe Bauer. «Disons que l’on essaie de faire les choses sérieusement, sans trop se prendre au sérieux.»

Créé: 17.06.2016, 10h29

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