«Le débat ne fait que commencer»

Diagnostic préimplantatoireOpposant au DPI, le conseiller national PDC Dominique de Buman est déçu du résultat. Mais il entend bien poursuivre la lutte.

Le conseiller national Dominique de Buman (PDC/FR).

Le conseiller national Dominique de Buman (PDC/FR). Image: Keystone

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Le conseiller national Dominique de Buman (PDC/FR) s’est exprimé avec force dans le camp du non durant la campagne. Un combat mené au nom de «valeurs fondamentales», alors même que son propre parti recommandait un oui à l’article constitutionnel. «C’est un échec indiscutable, admet le Fribourgeois. Je m’attendais à une majorité acceptante du peuple ce dimanche, mais j’avais l’espoir qu’un grand nombre de cantons refusent ce diagnostic préimplantatoire (DPI).»

A quoi attribuez-vous votre échec? Vous n’avez pas su trouver les arguments?

Nos adversaires ont faussé le débat en le comparant avec celui de l’avortement, mais ce n’était pas le sujet. Ensuite, la vision de la vie dont je me fais le porte-parole n’est pas la même que celle qui a gagné ce dimanche. Pour moi, il y a une vie en devenir et à protéger dès le moment où il y a fécondation. Pour d’autres, cela intervient plus tard, parfois à la naissance d’un enfant. Nous avons échoué à faire de notre vision une règle de société. Dès lors, tout le monde devra s’en remettre à son éthique personnelle. Pour moi, le principe de la vie est sacré, j’aurai au moins contribué à diffuser cette vision pendant la campagne.

Allez-vous vous relancer dans le combat contre la loi?

Et comment! Certaines associations et des citoyens ont accepté l’article constitutionnel, mais ils s’engageront sans réserve contre cette loi qui va trop loin. Le front du refus sera bien plus large. D’autre part, le débat à venir sera plus rude car il portera sur des éléments concrets. Il ne fait que commencer.

Créé: 14.06.2015, 17h31

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