Une pose de prothèse comporte le moins de risques

Infections nosocomialesUne étude a évalué les taux d'infections après les opérations dans les différents hôpitaux suisses. Ce sont les prothèses totales de genou qui ont le taux d'infection le plus bas et la chirurgie du côlon le plus élevé.

Image: ARCHIVES, PHOTO D'ILLUSTRATION/Reuters

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Pour la deuxième fois, les taux d'infections après des opérations ont été évalués dans les hôpitaux suisses. On risque moins d'être infecté lorsqu'on se fait poser une prothèse au genou que si l'on subit une chirurgie du côlon, selon une étude de Swissnoso.

Ce qui est nouveau, c'est que les données de chacun des 118 hôpitaux testés sont disponibles. De plus, la participation à l'enquête était obligatoire pour la première fois pour tous les établissements qui procèdent à des opérations.

«L'objectif est que les hôpitaux puissent être comparés les uns aux autres», a déclaré Petra Busch, directrice de l'Association nationale pour le développement de la qualité dans les hôpitaux et les cliniques (ANQ), mardi devant les médias à Berne. Depuis que le contrat de qualité est en vigueur en 2011, les hôpitaux participent à la récolte des données et au financement.

Plus de 38'000 interventions évaluées

Plus de 38'000 interventions touchant huit opérations différentes ont été évaluées. Les opérations des organes de l'abdomen et les césariennes ont été suivies d'octobre 2011 à septembre 2012 et celles touchant l'orthopédie et la chirurgie cardiaque d'octobre 2010 à septembre 2011.

Au final, ce sont les prothèses totales de genou (0,9%) qui ont le taux d'infection le plus bas et la chirurgie du côlon le plus élevé avec 13,6%. Le fait que les intestins contiennent davantage de germes explique aussi des infections plus nombreuses. L'ANQ n'a pas procédé à un classement des hôpitaux. «Je ne pense pas que cela soit très utile aux patients», a dit Christian Ruef, président de Swissnoso.

En effet, certains facteurs comme la définition et le suivi de l'infection peuvent varier entre lieux de soins. Sans oublier que certaines cliniques traitent des patients dans un état critique venant d'autres établissements. Or la correction statistique pour ces risques n'est pas au point, a relevé Christian Ruef.

A Bienne par exemple le taux d'infections après une césarienne est légèrement supérieur à d'autres établissements. Cela s'explique par le fait que cet établissement privilégie les naissances naturelles. Par conséquent, la plupart des césariennes ne sont pas planifiées, ce qui explique un taux d'infections plus élevé.

Pression sur les hôpitaux

L'enquête devrait plutôt encourager la concurrence entre les hôpitaux et donc des mesures pour améliorer la qualité, avance Petra Busch. «Les hôpitaux eux-mêmes ont intérêt à faire ce qu'il faut pour éviter les infections», a ajouté le président de Swissnoso. Des études américaines ont montré que les taux d'infection baissaient aussitôt qu'un suivi existait.

Mais les cantons aussi, qui ont adhéré avec H Les hôpitaux de Suisse et les directeurs de la santé à ANQ, disposent désormais d'informations supplémentaires lors de l'établissement des contrats de prestation et des conventions tarifaires, a poursuivi Petra Bush. Ce qui met aussi la pression sur les hôpitaux.

Les rapports vont directement à la direction de l'hôpital et chez le chirurgien, «c'est-à-dire à chaque endroit où les personnes concernées peuvent agir», selon Christian Ruef. Car les façons de réduire les infections de plaies sont connues depuis longtemps: il s'agit par exemple d'administrer des antibiotiques à titre préventif avant l'opération. SwissNoso est en train de mettre au point un modèle que les hôpitaux pourront suivre.

Jusqu'ici pas de tendance claire

Les taux d'infections n'ont pas changé de façon significative par rapport à la période testée en 2010-2011. Ceux du site chirurgical (ISC) semblent toutefois baisser pour les cholécystectomies (ablation de la vésicule biliaire), les césariennes, la chirurgie cardiaque comme les implants de prothèses de la hanche et du genou.

D'autres sont plutôt à la hausse: les appendicectomies, les opérations de hernies et la chirurgie du côlon. Mais à ce stade, les différences ne sont pas significatives et pourraient aussi être dues au hasard.

Une comparaison avec des établissements à l'étranger reste aussi difficile, selon les experts. Les taux d'infections suisses de la plupart des interventions paraissent souvent plus élevés que ceux des Etats-Unis ou d'autres pays européens.

Ce qui s'explique par le suivi pratiqué systématiquement en Suisse après la sortie de l'hôpital, ce qui n'est pas le cas ailleurs. Ainsi, toute infection survenant jusqu'à 30 jours après l'intervention, jusqu'à 12 mois après l'implantation d'une prothèse orthopédique ou après de la chirurgie cardiaque est recherchée activement. (ats/nxp)

Créé: 02.12.2014, 17h54

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