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SuisseLa Poste renonce en partie à vendre des téléphones

Le géant jaune ne proposera plus de smartphones et d'abonnements dans la moitié de ses filiales. Il perd trop d'argent dans ce secteur.

Difficile d'y échapper quand on se rend à la Poste et qu'il faut patienter aux guichets: le géant jaune propose à ses clients toute une palette de smartphones et d'abonnements de téléphonie mobile. Mais ce qui était censé améliorer la rentabilité des filiales ne rapporte rien. Bien au contraire. En effet, ce secteur est dans le rouge, avec un déficit de 22,7 millions de francs l'an dernier.

La raison, explique mardi le Tages-Anzeiger: l'intérêt des clients pour cette offre est très faible, selon une circulaire interne qu'a pu lire le journal. Un document qui s'adresse à tous les responsables du secteur dont relèvent les 1200 filiales et qui annonce des mesures pour sortir du rouge. Parmi celles-ci, La Poste doit se désengager des activités télécom dans quelque 600 agences. Toutes celles qui vendent moins d'un d'un produit de téléphonie par jour devront ainsi retirer leur offre d'ici la fin de l'année.

Offre allégée testée

En outre, La Poste teste actuellement une offre allégée en téléphonie dans une vingtaine de succursales alémaniques. Disparaissent ainsi les produits des grands opérateurs comme Swisscom, Sunrise et Salt au profit de ceux des marques à bas prix telles que M-Budget, Yallo et Das Abo. Il faut en effet moins de temps et d'efforts pour distiller des conseils vu que ces offres sont beaucoup plus simples. Selon le Tages-Anzeiger, le géant jaune renonce enfin à vendre du matériel de téléphonie.

Officiellement cependant, le géant jaune souhaite maintenir son offre en télécoms. «Malgré un environnement difficile, les produits de télécommunications doivent rester une composante de la gamme de produits tiers dans nos bureaux», a précisé François Furer, porte-parole de la Poste.

Du côté du syndicat Syndicom, on n'en croit pas ses yeux. «C'est incroyable! Depuis des années, La Poste pousse ses collaborateurs à augmenter le chiffre d'affaires des filiales grâce à l'offre en téléphonie. Et maintenant, elle s'aperçoit que ce n'est pas rentable», s'exclame le syndicaliste Christian Capacoel.

A noter qu'il ne devrait pas y avoir de suppressions d'emplois, la vente de ces produits de téléphonie ne représentant qu'une petite partie du travail des employés.

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