Et voilà le préservatif végane!

ConsommationUne Genevoise lance des produits certifiés sans caséine, une protéine issue du lait.

Ce produit est le premier certifié par le logo végane européen.

Ce produit est le premier certifié par le logo végane européen. Image: DR

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C’est le dernier-né de la famille végane. Une Genevoise de 32 ans, Gabrielle Lods, lance une marque de préservatifs nommés Green Condom Club. Ceux-ci sont sans caséine (une protéine issue du lait), ni parabènes, ni gluten, ni arômes. Ils sont certifiés CE et ont une dernière garantie: celle qu’aucun produit d’origine animale n’a été utilisé ni aucun test effectué sur les animaux.

«Quand j’arrive dans une soirée et que je dis ce que je fais dans la vie, cela soulève la discussion tout de suite», s’amuse Gabrielle Lods. La jeune ingénieure chimiste (elle a un bachelor de l’EPFL suivi d’un master de l’EPFZ en management) revendique le côté rigolo de son initiative. Mais la plaisanterie est aussi un argument, qui «aide les gens à se souvenir de mon préservatif».

Quand elle cause affaires et fabrication, la Genevoise se fait nettement plus sérieuse. Par le passé, elle a notamment travaillé chez Dupont. Suite à une restructuration, elle s’est lancée dans la vente en ligne de couches lavables pour les bébés. Elle a ensuite ajouté à son assortiment les coupes menstruelles comme alternative aux tampons, puis les préservatifs. Aujourd’hui, elle affiche plus d’un millier de clients.

Sa marque est lancée cette semaine. Les préservatifs sont vendus 4.90 euros les trois et 12.90 euros les dix (frais d’expédition compris). Dans le monde, il existe déjà une dizaine de capotes véganes - des marques notamment australiennes, britanniques et allemandes. «La mienne est la première à être certifiée par le logo végane européen», se réjouit la dernière venue sur le marché. Elle l’a conçue avec des ingénieurs d’une usine chinoise.

Un produit végane made in China? «Cette entreprise est la seule à avoir accepté d’inscrire la composition sur le paquet. Et j’ai pu vérifier que les conditions de production et de travail étaient bonnes.» Gabrielle Lods n’est pas totalement végane, mais elle «fait attention à ce qu’elle consomme». Au-delà de cette conviction, elle veut justement apporter de la transparence sur un marché qu’elle juge opaque.

«De nombreux composants sont utilisés pour rendre le latex plus doux et plus fin. Mais les fabricants ne sont pas tenus de les indiquer. C’est la même chose avec les couches culottes et les tampons hygiéniques. Quand on sait comment ces produits sont employés, je trouve que c’est une hérésie.» Elle souhaite aussi éveiller les consciences: «Les gens ne se posent simplement pas la question de savoir comment les contraceptifs sont fabriqués, alors qu’ils le font pour la nourriture ou pour les cosmétiques.» Prochaine étape? Elle espère vendre sa marque dans des pharmacies et des grands magasins.

Créé: 23.05.2017, 14h17

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