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Prévoyance 2020: les opposants font grise mine

Alors qu'Alain Berset est en campagne pour sa réforme de l'AVS, ses adversaires perdent 2 poids lourds: Ignazio Cassis et Isabelle Moret, en lice pour le Conseil fédéral.

Ignazio Cassis et Isabelle Moret n'auront plus le temps de se battre contre la prévoyance 2020.
Ignazio Cassis et Isabelle Moret n'auront plus le temps de se battre contre la prévoyance 2020.
Keystone

L'automne sera très chaud sur le front politique en Suisse. D'une part, les Suisses devront se prononcer sur l'énorme réforme des retraites le 24 septembre. D'autre part, les parlementaires devront élire le 20 septembre le successeur de Didier Burkhalter. Et désormais les deux objets se télescopent quelque peu. En effet, les opposants à la Prévoyance 2020 ont perdu deux soutiens de poids cet été: Isabelle Moret et Ignazio Cassis, tous deux adversaires farouches du projet, mais tous deux en lice pour le Conseil fédéral.

Isabelle Moret le reconnaît dans le journal Le Temps lundi: «Concrètement, la campagne pour le Conseil fédéral se déroule en même temps que celle de la votation du 24 septembre. Du point de vue de la disponibilité, je ne pourrai pas faire les deux choses en même temps. Mais je serai très bien remplacée par Olivier Feller, Benoît Genecand et Philippe Nantermod.»

Nantermod et Feller au front

Ce dernier confirme bel et bien qu'il reprendra le flambeau. Le vice-président du parti a même fait appel à un coach pour l'occasion. «Je me prépare activement pour cette campagne, étant donné que les autres ne vont plus le faire», explique le conseiller national PLR valaisan au quotidien. Le Vaudois Olivier Feller se dit également prêt. «Un politicien doit aussi être un généraliste. Et j’étais déjà au côté d’Isabelle Moret pour défendre notre position devant la section cantonale du PLR», explique-t-il.

Les défections d'Isabelle Moret et d'Ignazio Cassis représentent quand même une mauvaise nouvelle pour les opposants à la réforme des retraites. Car c'est le PLR qui mène la campagne. Ce d'autant que l'UDC, qui est également dans le camp du non, ne fait pas de cette votation une priorité, et que les milieux économiques sont divisés sur la question.

Berset au front

Le ministre de la santé Alain Berset perd donc deux adversaires de poids. Le Fribourgeois mène désormais campagne activement. Il vient ainsi de donner une interview parue ce lundi dans le Tages-Anzeigersur la prévoyance 2020. Et que l'opposition vienne de la droite et aussi d'une partie de la gauche, il n'en a cure. «Cela montre que nous avons trouvé un bon compromis», estime-t-il tout en développant ses arguments en faveur du projet.

Questionné sur son avenir au sein du ministère de l'Intérieur avec l'arrivée d'un nouveau conseiller fédéral, il dévie en corner: «Je travaille avec passion au sein de mon département, j'y mets tout mon cœur et j'espère que cela se voit. Pour le moment, je ne me préoccupe pas d'un éventuel changement.» En outre, il raconte avoir été le témoin de deux rocades depuis qu'il est à Berne. «A chaque fois, le Conseil fédéral discute de manière très intensive sur ce qui est le mieux pour l'avenir du pays. Il ne s'agit pas simplement de savoir qui a envie d'un dicastère en particulier. »

Le Tages-Anzeiger lui demande encore, si le Tessinois Ignazio Cassis est élu au Conseil fédéral, s'il pourrait reprendre son département, compte tenu de sa proximité avec le milieu des caisses maladie. Alain Berset reste là aussi très prudent: «Il y a une vie avant et une vie pendant le Conseil fédéral. Nous avons tous un vécu de parlementaire de milice. Ce qui est important, c'est d'être conscient de son rôle et des institutions. »

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