Prison pour l'infirmière braqueuse de banques

SuisseLe Tribunal fédéral a rejeté le recours contre une peine de cinq ans pour brigandage qualifié à l'encontre d'une infirmière.

Le Palais de Justice de Porrentruy où siège le Tribunal de la ville et qui avait condamné la braqueuse pour brigandage qualifié.

Le Palais de Justice de Porrentruy où siège le Tribunal de la ville et qui avait condamné la braqueuse pour brigandage qualifié. Image: Keystone

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Le Tribunal fédéral a rejeté le recours de la jeune infirmière qui avait participé aux braquages des banques Raiffeisen de St-Ursanne (JU) et Recherswil (SO). La peine de cinq ans pour brigandage qualifié prononcée par la justice jurassienne est définitive.

Durant le procès devant le Tribunal de Porrentruy, les juges avaient retenu que cette infirmière en psychiatrie du Jura bernois avait effectué les repérages dans les deux banques et qu'elle avait minutieusement préparé les braquages. Elle avait également transporté le butin de près 80'000 francs au total et détruit les preuves.

La culpabilité de la jeune femme avait été jugée grave. Elle avait été qualifiée d'«élément déterminant dans ces crimes» par le président du tribunal de première instance. L'infirmière avait agi en compagnie de deux hommes jugés précédemment en Suisse et en France. Ils avaient écopé de 36 mois (dont 23 avec sursis) et de 8 ans de réclusion, respectivement.

Impact inévitable

Dans un arrêt publié lundi, le Tribunal fédéral estime que le fait que la recourante ait un emploi ne suffit pas à justifier une réduction de peine. Il est inévitable que l'exécution d'une peine de longue durée ait un impact sur la vie de la condamné et seules des circonstances exceptionnelles peuvent conduire à une diminution de la sanction.

Les juges fédéraux relèvent aussi que la recourante, qui n'avait pas de difficultés financières, a agi par pur appât du gain. En outre, elle n'a cessé de changer de version et de minimiser son rôle tout au long de la procédure et même lors de l'audience devant la cour cantonale. Une attitude qui démontre qu'elle n'avait pas pris conscience de la gravité de ses actes.

Dans ces conditions, estime le Tribunal fédéral, rien ne plaide en faveur d'une réduction de la peine qui se situe dans la fourchette prévue par la loi, soit entre deux et quinze ans d'emprisonnement. (ats/nxp)

Créé: 01.10.2018, 12h00

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