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Des témoins laconiques au procès d'Hervé Falciani

Un enquêteur de la police judiciaire fédérale, un de ses ex-collègues passé au service du Vatican et un avocat consulté par l'accusé en 2007 ont comparu.

Le Tribunal pénal fédéral à Bellinzone.
Le Tribunal pénal fédéral à Bellinzone.
Keystone

Le procès par défaut d'Hervé Falciani s'est poursuivi mardi avec l'audition des premiers témoins. Un enquêteur de la police judiciaire fédérale et un avocat consulté par le prévenu en 2007 ont comparu mardi matin devant le Tribunal pénal fédéral.

Les questions posées par les juges de la Cour des affaires pénales à l'enquêteur de la police judiciaire fédérale ont essentiellement porté sur des problèmes techniques. Les magistrats se sont intéressés en particulier à la garantie de l'intégrité des copies réalisées par les enquêteurs du matériel saisi au domicile d'Hervé Falciani.

Il ressort notamment du dossier pénal que trois fichiers saisis en France par l'Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale ont été modifiés en avril 2009, plusieurs mois après les perquisitions aux domiciles d'Hervé Falciani à Genève et en France.

Désigné défenseur d'office du prévenu, l'avocat genevois Marc Henzelin -qui n'a plus aucun contact avec son client depuis des mois- a demandé au témoin s'il pouvait certifier que les données, dont les autorités françaises disposaient, étaient bien celles qui avaient été saisies chez son client. Le témoin a déclaré ne pas pouvoir répondre à cette question, avant de préciser que cela devrait normalement être le cas.

Témoin laconique

Le deuxième témoin, consulté comme avocat par Hervé Falciani en 2007, s'est montré encore plus laconique. Il a invoqué le droit au secret professionnel pour refuser de répondre à la plupart des questions qui lui ont été posées par la Cour des affaires pénales et par le défenseur d'office d'Hervé Falciani.

Avocat spécialisé dans les questions touchant aux contrats informatiques et à la propriété intellectuelle, l'homme de loi a déclaré qu'il avait vu Hervé Falciani à deux reprises avant de décider de ne pas accepter le mandat que l'ex-informaticien de la banque HSBC voulait lui confier.

Vice-commandant de la garde suisse

Le troisième témoin, un ex-enquêteur de la police judiciaire fédérale, a lui aussi refusé de répondre à plusieurs questions, dont celles concernant son employeur actuel. Sous l'insistance de l'avocat de la défense, il a fini par reconnaître qu'il est depuis peu vice-commandant de la garde suisse pontificale.

Le quadragénaire, qui était en charge de l'enquête menée par la police judiciaire fédérale contre l'accusé, a confirmé que rien ne permet d'établir qu'Hervé Falciani aurait touché de l'argent pour avoir remis des données à des services gouvernementaux étrangers.

Le procès se poursuivra mercredi avec l'audition d'employés ou d'ex-employés de la banque HSBC. L'incertitude plane en revanche sur la déposition d'une ex-amie d'Hervé Falciani, agendée pour jeudi. Le réquisitoire du procureur fédéral Carlo Bulletti et les plaidoiries de la défense et des parties civiles sont attendus en fin de semaine.

(ats)

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