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Le procureur Lauber reçoit un soutien de poids

Le président de la Conférence des directeurs de justice et police salue le travail du procureur de la Confédération, qui fait l'objet d'une procédure disciplinaire.

L'autorité de surveillance a ouvert une procédure disciplinaire à l'encontre de M. Lauber.
L'autorité de surveillance a ouvert une procédure disciplinaire à l'encontre de M. Lauber.
Keystone

Le procureur de la Confédération Michael Lauber, sur la sellette pour la gestion de plusieurs dossiers, reçoit le soutien du président de la Conférence des directeurs cantonaux de justice et police. Selon ce dernier, la collaboration avec M. Lauber est «fructueuse».

«Les cantons font de très bonnes expériences avec M. Lauber», déclare le président de la conférence (CCDJP), Urs Hofmann, dans un entretien diffusé samedi par la Neue Zuercher Zeitung. «M. Lauber s'engage fortement et n'érige pas de mur», précise le ministre socialiste argovien.

M. Hofmann remarque que les relations entre le ministère public de la Confédération et les cantons ont été marquées pendant longtemps par des tensions. «J'ai l'impression que la situation avec M. Lauber s'est apaisée et que la coopération se fait désormais en toute confiance».

Pour le président de la CCDJP, les trois rencontres informelles entre M. Lauber et le président de la FIFA, Gianni Infantino, ne peuvent pas être une raison suffisante pour ne pas réélire le procureur général de la Confédération à son poste. «Pour une telle mesure, il doit y avoir des motifs graves, qui rendent le maintien à son poste inacceptable. Je doute que ce soit le cas ici», ajoute M. Hofmann.

Décision d'une commission mercredi

Il met en garde contre une non-réélection. «On doit se demander qui va faire ce travail, s'il est déjà clair à l'avance que tôt ou tard le procureur de la Confédération sera attaqué et qu'il finira dans un siège éjectable». Il y a des personnes, poursuit-il, qui ont intérêt à «tirer» sur les procureurs. «Un ministère public de la Confédération faible ne profite in fine qu'aux criminels».

Le ministre argovien relativise également les critiques selon lesquelles M. Lauber n'a enregistré que trop peu de succès. «Je ne me souviens pas d'un procureur de la Confédération qui n'ait pas été confronté à de tels reproches».

Le deuxième mandat de quatre ans de M. Lauber en tant que procureur de la Confédération expire à la fin de l'année. La commission judiciaire du Parlement doit décider mercredi de recommander ou non sa réélection.

Le Tribunal pénal fédéral a estimé en juin que le procureur de la Confédération devait se récuser dans les enquêtes sur la corruption à la FIFA en raison de ses rencontres informelles avec M. Infantino, une attitude qu'il a jugée contraire aux règles de procédure. L'autorité de surveillance a dans la foulée ouvert une procédure disciplinaire à l'encontre de M. Lauber.

(ats)

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