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ItalieUn prof suisse enquêtera sur la tragédie de Gênes

Bernhard Elsener, prof à l'EPFZ et maire de Rüschlikon, a été mandaté par les autorités italiennes pour livrer une expertise sur les causes de l'effondrement du pont Morandi.

Le professeur Elsener (au centre) a développé le robot C2D2 avec Olivier Glauser (à g.) et le Prof. Robert Flatt (à dr.).
Le professeur Elsener (au centre) a développé le robot C2D2 avec Olivier Glauser (à g.) et le Prof. Robert Flatt (à dr.).
Peter Rüegg / ETH Zurich

Le 14 août, Gênes vivait l'une des plus grandes tragédies de son histoire, avec la chute meurtrière du pont Morandi. Le drame fera 43 victimes et des dizaines de blessés. Quelque 600 évacués craignent encore pour leur maison, qui se trouve dessous et à côté de l'ouvrage.

On ne sait toujours pas pourquoi le pont s'est effondré et l'enquête bat son plein. Quelque 60 personnes pourraient être directement ou indirectement impliquées dans l'état de délabrement du pont, selon le Blick, mardi. Du coup, un professeur zurichois de l'Ecole polytechnique fédérale de Zurich, spécialiste des matériaux, a été mandaté pour élucider les causes de la catastrophe. Mandaté par la juge d'instruction Angela Nutini, Bernhard Elsener devra préparer une expertise.

«Un grand honneur»

Cette demande d'aide l'a surpris, mais il en est ravi. «C'est un grand honneur pour moi et une reconnaissance pour mon travail professionnel», estime le professeur qui est également maire de la commune zurichoise de Rüschlikon. Selon lui, la juge a aussi mandaté deux experts italiens. Mais il manquait encore une évaluation internationale. «Je suppose qu'ils sont tombés sur mon travail sur Internet», explique Berhard Elsener. En outre, il fallait un spécialiste totalement indépendant vis-à-vis de la société d'autoroutes Autostrade et des autorités locales.

Le professeur Bernhard Elsener enseigne à l'Institut des matériaux de construction de l'EPFZ et à l'Université de Cagliari en Sardaigne. Spécialiste de la corrosion du béton, il a déjà rédigé un ouvrage scientifique sur le sujet. Il a également développé un robot capable de grimper sur les piliers d'un pont et de déterminer le degré de corrosion du béton armé.

Il va partir pour Gênes dès mercredi. Mais il n'aura pas beaucoup de temps pour livrer son expertise. En effet, la première audience sur la catastrophe débutera le 25 septembre au Palais de justice de la ville.

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