Un quart des curateurs professionnels insatisfaits

Suisse Dossiers trop nombreux, ambiance difficile ou travail pas assez reconnu: 25% des curateurs suisses se plaignent de leurs conditions de travail, selon une étude publiée mercredi.

Malgré les insatisfaits, l'ASCP se félicite de la «très grande» motivation de curateurs professionnels

Malgré les insatisfaits, l'ASCP se félicite de la «très grande» motivation de curateurs professionnels Image: Keystone

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Quatre ans après l'introduction de nouvelles dispositions, un quart des curateurs professionnels ne sont pas satisfaits de leur travail. Ils sont 17% à être plutôt insatisfaits et 7% à se dire très insatisfaits. A l'inverse, un curateur professionnel sur deux estime être plutôt satisfait de son travail dans la protection de l'enfant et de l'adulte. Et ils sont 26% à en être très satisfaits, selon une étude de l'Association suisse des curatrices et curateurs professionnels (ASCP) publiée mercredi.

Quelque 763 curateurs de tous les cantons, dont 142 Suisses romands, ont activement participé à l'exercice. «Ces résultats montrent que la grande majorité des curateurs professionnels sont très motivés à s'engager pour la protection de l'adulte et de l'enfant malgré les difficultés de l'exercice de leur travail», se réjouit le président de l'ASCP, Frédéric Vuissoz.

Collaborations difficiles

Dans le détail, ce sont les Romands et les Tessinois qui sont les moins ravis. Les insatisfaits représentent 32% d'entre eux, contre 22% pour les Suisses alémaniques. Quatre raisons expliquent ces insatisfactions: le nombre de dossiers à gérer, une ambiance difficile au sein du service de curatelle, une mauvaise collaboration avec les autorités de protection de l'enfant et de l'adulte (APEA) ou encore une trop faible reconnaissance de la part des autres partenaires, tels que les services psychiatriques, les écoles ou autres établissements prenant en charge les personnes sous curatelle. «Ces partenaires méconnaissent parfois les tâches et responsabilités des curateurs. Cela complique leur travail», souligne Frédéric Vuissoz.

M. Vuissoz explique également que «la collaboration avec les APEA a parfois mis un peu de temps à se mettre en place». Il reconnaît par exemple quelques excès de formalisme, qui ont pu donner l'impression aux curateurs d'une complication des procédures, mais assure que ces «erreurs de jeunesse» ont été corrigées.

Attention à la charge de travail

Outre leur satisfaction, les curateurs ont été interrogés sur les objectifs de la réforme de la loi sur la protection de l'enfant et de l'adulte - à savoir la professionnalisation des APEA, l'assurance du bien être de l'enfant et l'autodétermination dans la protection de l'adulte. La majorité d'entre eux les a estimés atteints.

Seuls 10% des curateurs professionnels portent un regard critique sur l'évolution de leur travail depuis la réforme, notamment sur la professionnalisation des APEA. L'ASCP entend à ce titre accorder une plus grande attention à leur charge de travail. (ats/nxp)

Créé: 13.09.2017, 18h26

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