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Un quart des jeunes suisses préfèrent squatter l'auberge papa-maman

Plus d’un quart des jeunes entre 20 et 29 ans vivent chez leurs parents. La pénurie et la cherté des loyers sont responsables.

Photo d'illustration.
Photo d'illustration.
Keystone

Ah mais qu’on est bien dans le cocon familial! Les jeunes adultes suisses sont nombreux à prolonger leur séjour chez papa-maman. Selon une étude commandée par le comparateur en ligne comparis.ch, plus d’un jeune sur quatre entre 20 et 29 ans vit encore au domicile parental. La pénurie et la cherté des loyers sont les principales explications mentionnées par les jeunes adultes.

L’une des raisons évoquées renforce le cliché. Près d’un quart des «enfants velcro» interrogés préfèrent profiter de la cuisine et du lave-linge des parents plutôt que de prendre leur envol. C’est particulièrement flagrant chez les garçons: 28% admettent rester dans le cocon familial par commodité. Pire: 25% attendent qu’une partenaire prenne le relais et ne déménageront pas avant de s’être mis en couple. Une pratique bien moins courante chez les femmes (12%).

Comme si profiter de la blanchisserie de maman ne suffisait pas, le jeune Tanguy se comporte comme si des cactus squattaient son porte-monnaie. L’étude révèle que la moitié d’entre eux ne contribuent pas financièrement aux dépenses du ménage. Ils sont seulement un quart à participer à la bourse commune, à raison de moins de 300 francs par mois.

Beaucoup sont toutefois tributaires de contraintes économiques difficiles. Loyer hors de prix, chômage, stages peu - voire pas - rémunérés encouragent les jeunes à revoir leurs priorités. Retardés par des formations de plus en plus longues, les étudiants peinent à s’autofinancer et à trouver un logement proche de leurs écoles. D’autres tiennent toutefois à leur confort: quelque 6% des sondés expliquent qu’il est difficile de concilier la location d’un appartement et un train de vie rythmé par les voyages et les loisirs.

Vivre chez ses parents représente ainsi un bon rapport qualité-prix, souligne Nina Spielhofer, porte-parole de comparis.ch. «Cette étude indique que cette option représente le plus d’avantages et se concilie le mieux avec un mode de vie souple et sans trop d’obligations».

A en croire les Tanguy suisses, cette cohabitation se fait majoritairement sans problème (52%). Le fait qu’ils ne contribuent pas aux finances n’irrite que 33% des parents. Les conflits semblent davantage se concentrer sur les tâches ménagères. Il suffit d’évoquer le sujet en société pour que les histoires fusent. «Il me laisse le linge juste devant la porte de la machine à laver, soupire cette maman amusée et un brin désabusée. Je lui ai pourtant déjà expliqué 50 fois comment lancer une lessive!»

la situation n’est pas prête de changer au vu de la conjoncture économique et d’une pression démographique toujours plus grande sur le parc immobilier suisse. Chez nos voisins européens, la proportion est encore plus grande, un tiers des jeunes en France et 60% en Italie. Il faut aller en Scandinavie pour trouver un taux équivalent à la Suisse.

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