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EgalitéLes quotas de femmes divisent le monde politique

La Confédération va forcer les entreprises semi-publiques à nommer 30% de femmes dans les fauteuils dirigeants. La mesure provoque des réactions très tranchées.

Isabelle Chevalley, conseillère nationale (Verts'lib/VD). «Je siège au conseil d'administration de Cremo, mais je peux vous garantir que si on m'avait parlé de quotas, je n'y serais jamais allée. Les quotas sont une insulte pour les femmes, cela signifie que leur compétence ne suffit pas et qu'il faut autre chose. C'est très dégradant, quand on y pense. Je suis très hostile à cette mesure.»
Isabelle Chevalley, conseillère nationale (Verts'lib/VD). «Je siège au conseil d'administration de Cremo, mais je peux vous garantir que si on m'avait parlé de quotas, je n'y serais jamais allée. Les quotas sont une insulte pour les femmes, cela signifie que leur compétence ne suffit pas et qu'il faut autre chose. C'est très dégradant, quand on y pense. Je suis très hostile à cette mesure.»
Keystone
Maria Bernasconi, conseillère nationale (PS/GE). «C'est un très bon signal, j'y suis favorable, on a pu constater que les quotas fonctionnent dans les pays nordiques. Jusqu'à 2020 les entreprises ont le temps de s'adapter et 30% de femmes, cela me paraît être un minimum réaliste. A mon avis on devrait étendre ce genre de règles à l'économie privée.»
Maria Bernasconi, conseillère nationale (PS/GE). «C'est un très bon signal, j'y suis favorable, on a pu constater que les quotas fonctionnent dans les pays nordiques. Jusqu'à 2020 les entreprises ont le temps de s'adapter et 30% de femmes, cela me paraît être un minimum réaliste. A mon avis on devrait étendre ce genre de règles à l'économie privée.»
Keystone
Isabelle Moret, conseillère nationale (PLR/VD). «La Confédération doit montrer l'exemple dans les entreprises qu'elle contrôle. Par contre, je serais opposée à l'idée d'imposer ce genre de règles à l'économie privée. C'est important de fixer des buts chiffrés, parce qu'il y a une grosse paresse pour ne rien changer. Nous avions demandé que Ruag ait au moins une femme dans son conseil d'administration, ils nous ont affirmé qu'ils n'en avaient pas trouvé. En fait, ils n'avaient pas cherché.»
Isabelle Moret, conseillère nationale (PLR/VD). «La Confédération doit montrer l'exemple dans les entreprises qu'elle contrôle. Par contre, je serais opposée à l'idée d'imposer ce genre de règles à l'économie privée. C'est important de fixer des buts chiffrés, parce qu'il y a une grosse paresse pour ne rien changer. Nous avions demandé que Ruag ait au moins une femme dans son conseil d'administration, ils nous ont affirmé qu'ils n'en avaient pas trouvé. En fait, ils n'avaient pas cherché.»
Keystone
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Le Conseil fédéral veut des actes. Il fixe un quota de 30% de femmes dans les conseils d'administration des entreprises proches de la Confédération, comme La Poste, Ruag, la SSR ou les CFF.

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