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La recherche privée et publique réalise des progrès considérables

En trente ans, la mortalité due aux cancers a chuté d’un tiers en Suisse. Les pistes sont innombrables, qui vont de traitements de plus en plus personnalisés et ciblés, au grand espoir de l’immunothérapie.

Keystone

Le cancer sera-t-il bientôt à appréhender comme un rhume, comme l’affirmait récemment une vaste campagne publicitaire en France? Les oncologues tant du Centre hospitalier universitaire vaudois (CHUV) que des Hôpitaux universitaires de Genève (HUG) sont loin de promettre cela. Leur lutte au quotidien contre la maladie et le temps reste épuisante et souvent, hélas, encore vaine sur la durée. «On ne se rappelle pas assez qu’il y a et qu’il y aura toujours des échecs», déclare ainsi le Pr Pierre-Yves Dietrich, médecin-chef du service d’oncologie des HUG. Aucun vaccin ou médicament miracle n’a vu le jour, qui guérirait à coup sûr de ce fléau qui arrache encore trop de personnes à leurs proches. Mais, comme l’affirme la professeure Laura Rubbia-Brandt, cheffe du Département diagnostique des HUG, «il y a encore à peine quinze ans, les oncologues prescrivaient essentiellement des chimiothérapies à tous les malades du cancer. Aujourd’hui, un large nombre d’entre eux bénéficient d’une approche personnalisée qui correspond au profil moléculaire de la tumeur qui prolifère dans leurs tissus». Et pour cause, comme le détaille, dans le magazine «Pulsations», le Pr Pierre-Yves Dietrich, médecin-chef du service d’oncologie aux HUG: «Dans ce domaine, on fait face à une complexification phénoménale. On devrait d’ailleurs plutôt parler des cancers, car le cancer, ce n’est pas une, mais des maladies avec leurs spécificités, qui demandent des traitements de plus en précis». Mais les progrès sont là.

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